• Je présume qu’il est inutile de vous présenter « Le livre de la jungle », car qui ne connaît pas l’histoire de Mowgli, le petit d’homme, que ce soit grâce au long métrage d’animation de Walt Disney, ou encore grâce au recueil de nouvelles de Rudyard Kipling ?

    J comme Jungle

    Or, si les noms aussi exotiques de Bagheera, la panthère noire, de Baloo l’ours, de Kaa le python ou encore de Shere Khan le tigre vous sont tous familiers, vous ne devriez pas avoir du mal non plus à retenir celui de Charles Koechlin (à prononcer « Quéclin »).

    A moins que vous le connaissez déjà ?

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  • I comme Invention

    (Photo kilmann)

    Même si

    Jean-Sebastien Bach (1685-1750) a composé 30 ouvrages didactiques, publiés en 1723 à Cöthen, avec lesquels il a cherché mettre en place une méthode pour enfants et dont les premiers 15, écrits à deux voix (BWV 772 – 786), sont nommés « Inventions », (les autres 15 sont écrits à trois voix (BWV 787 – 801) et nommés « Sinfonias ») ;

    Alessandro Stradella (1639-1682), compositeur italien de grand talent, qui avait une grande influence sur la musique de son époque, est bien l’inventeur du «concerto grosso» ;

    Johann Stamitz (1717-1757), violoniste et compositeur tchèque, a contribué à fixer la symphonie dans sa forme classique (en quatre mouvements), et qu’il a ainsi été qualifié d’inventeur de la forme classique de la symphonie ;

    en termes de style musical, l’irlandais John Field (1782-1837) a ouvert la voie à Chopin, puisqu’il était l'un des premiers compositeurs à utiliser la forme des nocturnes et que pour cette raison, on le qualifie souvent dinventeur des Nocturnes ;

    le polonais Frédéric Chopin (1810-1849) est l’inventeur de la ballade, composition musicale sans moule précis, dont l’étymologie (ballare : danser) devrait la rattacher à la danse, mais qui en fait correspond à la recherche d’une forme évolutive et dramatique qui, à la manière de la poésie -  et en particulier des ballades du grand poète romantique polonais Adam Mickiewicz - puisse convenir davantage à l'expression romantique que, par exemple, la sonate.

    L’hongrois Franz Liszt (1811-1886) est l’inventeur du poème symphonique et du récital tel que nous le connaissons aujourd’hui

    Jean Sibelius (1865-1957), le plus grand musicien finlandais moderne, est l’inventeur d’un langage symphonique unique, très personnel, fortement identifiable après quelques notes, qui traduit le plus profond de l’âme de la Finlande mais aussi sa nature ;

    le théoricien autrichien Arnold Schoenberg (1874-1951) est l’inventeur de la musique sérielle dodécaphonique, révolution sonore qui a orienté la musique du XXe siècle et au sujet de laquelle il a déclaré un jour : « Mon invention assurera la suprématie de la musique allemande pour les cent ans à venir » ;

    et même si

    Igor Stravinsky (1882-1971) aimait à se présenter comme « inventeur de musique » tout court, titre qu'il préférait de loin à celui de compositeur -

    ce ne sont pourtant pas les inventions de styles de musique que j’ai choisi comme thème de ce billet, mais bien les inventions techniques.

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  • Initialement, en faisant volontairement fi de la contrainte de l’Oulipo (probablement dû à un sursaut de révolte de mes tendances séditieuses refoulées) la parution de ces billets n’a nullement été liée à un ordre alphabétique ; certains sont juste la conséquence d’un évènement quelconque, alors que d’autres ont tout simplement obéi à « mezhumeurs ».

    Ainsi, le billet ci-dessous, « H comme Hymne », a vu le jour le 1er août 2010, à l’occasion de la fête nationale suisse, alors qu’il traite, comme de bien entendu, de toutes les hymnes du monde, ceci pour autant qu’un rapport quelconque avec la musique classique soit établi.

    H comme Hymne (national)

    Depuis la publication de mon premier billet, en janvier 2008, j’ai réalisé un premier tour complet des 26 lettres de l’alphabet - et je suis en train d’achever une seconde révolution de l’abécédaire.

    Or, une migration de mon ancienne plateforme sur EklaBlog n’ayant pas été réalisable, je suis astreint à un copier-coller fastidieux, mais qui me permet par contre une mise à jour en complétant certains articles, en remplaçant des vidéos devenues obsolètes - et en plaçant les 26 premiers billets dans un ordre  alphabétique.

    Ceci afin que mon blog ressemble enfin à ce que je laisse entrevoir avec le  sous-titre quelque peu présomptueux « L’autre dictionnaire de la musique classique » !

    Comme dit Gabriel Eisenstein, dans le premier acte de l’opérette « La chauve-souris » de Johann Strauss junior : Noblesse oblige !

    Mais assez de paroles, laissons parler les faits :

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  • Beaucoup de sites pour gauchers se font fort de reproduire des listes entières de noms illustres, un peu d’ailleurs comme les sites gays qui se targuent de célébrités homos, au risque de faire le coming-out forcé de certains personnages. Curieusement aussi, le pourcentage estimé de gauchers est à peu près le même que celui des gays. Sauf qu’il ne s’agit pas des mêmes personnes (pas toujours en tout cas!). Mais ceci n’est certainement que le pur fruit du hasard.

    Certains sites ont alors au moins la délicatesse et l’objectivité de mettre cette « gaucherie » au conditionnel, alors que d’autres, plus larges d’esprit, se contentent d’affirmations impossibles à vérifier, donc gratuites dans bien des cas. Je me pose alors juste la question si oui ou non la latéralité est plus facile à assumer (si tant est qu’il faut l’assumer) quand on peut se référer à son illustre prédécesseur Jules César, ou Jimmy Hendrix ?

    Or donc, bien que les gauchers sont nombreux parmi les célébrités de notre histoire, je ne citerais ici que quelques noms de la liste « obligatoire » (et non vérifiée), ceci pour satisfaire à la curiosité de certains lecteurs droitiers qui ne se sont jamais penchés sur le problème, soit Platon, Léonard de Vinci, Michel-Ange, Picasso, Einstein et Napoléon, ou peut-être encore Barack Obama comme exemple sorti tout droit de l’actualité (sans oublier toutefois que ses 4 prédécesseurs George W. Bush, Bill Clinton, George Bush père et Ronald Reagan l’étaient également).

    G comme Gaucher (1/2)

    Il va pourtant de soi que ce billet sera, comme de coutume, consacré aux musiciens et aux compositeurs. Et pour des raisons évidentes, un peu plus aux musiciens qu’aux compositeurs. Car d’une part, la partition d’un concerto pour la main gauche peut très bien avoir été écrite avec la main droite, alors que l’interprétation avec la main droite de ce dit concerto pour la main gauche risque de poser quelques problèmes d’ordre technique! D’autre part, bon nombre de compositeurs du passé et du présent étant des musiciens talentueux, souvent même virtuoses, la latéralité pose naturellement d’avantage de problèmes à l’interprète qu’au compositeur.

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  • Suite et fin du billet G comme Gaucher

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