• I comme Invention

    I comme Invention

    (Photo kilmann)

    Même si

    Jean-Sebastien Bach (1685-1750) a composé 30 ouvrages didactiques, publiés en 1723 à Cöthen, avec lesquels il a cherché mettre en place une méthode pour enfants et dont les premiers 15, écrits à deux voix (BWV 772 – 786), sont nommés « Inventions », (les autres 15 sont écrits à trois voix (BWV 787 – 801) et nommés « Sinfonias ») ;

    Alessandro Stradella (1639-1682), compositeur italien de grand talent, qui avait une grande influence sur la musique de son époque, est bien l’inventeur du «concerto grosso» ;

    Johann Stamitz (1717-1757), violoniste et compositeur tchèque, a contribué à fixer la symphonie dans sa forme classique (en quatre mouvements), et qu’il a ainsi été qualifié d’inventeur de la forme classique de la symphonie ;

    en termes de style musical, l’irlandais John Field (1782-1837) a ouvert la voie à Chopin, puisqu’il était l'un des premiers compositeurs à utiliser la forme des nocturnes et que pour cette raison, on le qualifie souvent dinventeur des Nocturnes ;

    le polonais Frédéric Chopin (1810-1849) est l’inventeur de la ballade, composition musicale sans moule précis, dont l’étymologie (ballare : danser) devrait la rattacher à la danse, mais qui en fait correspond à la recherche d’une forme évolutive et dramatique qui, à la manière de la poésie -  et en particulier des ballades du grand poète romantique polonais Adam Mickiewicz - puisse convenir davantage à l'expression romantique que, par exemple, la sonate.

    L’hongrois Franz Liszt (1811-1886) est l’inventeur du poème symphonique et du récital tel que nous le connaissons aujourd’hui

    Jean Sibelius (1865-1957), le plus grand musicien finlandais moderne, est l’inventeur d’un langage symphonique unique, très personnel, fortement identifiable après quelques notes, qui traduit le plus profond de l’âme de la Finlande mais aussi sa nature ;

    le théoricien autrichien Arnold Schoenberg (1874-1951) est l’inventeur de la musique sérielle dodécaphonique, révolution sonore qui a orienté la musique du XXe siècle et au sujet de laquelle il a déclaré un jour : « Mon invention assurera la suprématie de la musique allemande pour les cent ans à venir » ;

    et même si

    Igor Stravinsky (1882-1971) aimait à se présenter comme « inventeur de musique » tout court, titre qu'il préférait de loin à celui de compositeur -

    ce ne sont pourtant pas les inventions de styles de musique que j’ai choisi comme thème de ce billet, mais bien les inventions techniques.

    Il est vrai qu’à première vue, la création artistique et l’invention technique concernent deux domaines bien différents. Pourtant, il y a nécessairement au moins un point commun entre les deux, car si on étudie l’étymologie, les mots « artisan » (inventeur technique) et « artiste » (créateur artistique) sont des noms qui viennent du même mot latin: ars, artis.

    Alors, ce que les deux domaines ont effectivement en commun, c’est tout simplement le génie nécessaire, puisqu’il faut du génie pour inventer comme pour créer.

    Mais il y a mieux que cela :

    tous les exemples qui vont suivre se caractérisent par un second point commun, puisque toutes les inventions ont été faites par des compositeurs ou des musiciens !

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    Hedy Lamarr et George Antheil

    Parce qu’ils voulaient soutenir les alliés dans leur lutte contre les nazis, le compositeur d’avant-garde George Antheil (1900-1959), ensemble avec l’actrice Hedy Lamarr, ont inventé le procédé Frequency-Hopping, un système de codage des transmissions appelé « étalement de spectre », proposé alors pour le radioguidage des torpilles, pour lequel la commande des pianos mécaniques avait fourni l’idée (Brevet des USA 2.292.387). Pourtant, ce brevet a d’abord disparu pour longtemps dans les tiroirs secrets de l’armée US et ce n’est qu’en 1962, pendant la crise de Cuba, que le système a été utilisé pour la première fois. Avec l’avènement de la technique digitale, l’invention sans laquelle aucun téléphone mobile n’existerait, devenait de plus en plus importante. De nos jours elle est par exemple utilisée par les systèmes de positionnement par satellites (GPS, GLONASS), les liaisons cryptées militaires, les communications de la Navette Spatiale avec le sol, et plus récemment dans les liaisons sans fil Wi-Fi 3. (Source : Facts 29/1999 + Wikipedia)

    Frequency Hopping

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    Les plaisanciers et les professionnels de la mer connaissent bien la fameuse « règle de Cras », instrument indispensable à la navigation, longtemps utilisé pour faire le point sur une carte marine avant l'apparition de la navigation assistée par GPS.

    Règle de Cras

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    Mais ils ignorent sans doute que son inventeur, le contre-amiral Jean Cras, major général qui commandait le port de Brest, était également un brillant compositeur et du genre plutôt ... fleuve, puisqu’il s’illustra dans tous les domaines, de la symphonie (Journal de bord) à la musique chorale, de l’opéra (Polyphème) à la musique de chambre. Elève du dépressif Henri Duparc, Jean Cras aime plutôt les grands espaces et les climats contrastés, les bercements secrets, les contemplations infinies. Ses pièces pour piano racontent, à leur manière, ses noces avec un océan arrosé de lumières: « Paysages » (1917); ses quatre curieuses « Danze » (1917) qui se diluent dans d’élégantes fluctuations et des rythmes d’une grande simplicité; ses « Deux Impromptus » (1925), enfin, qu’il faut jouer enchaînés, un mouvement lent, l’autre animé, ressemblent à une mer d’huile avant le coup de tabac... Allez, on largue les amarres! (Source : Télérama, 4 août 1999; Xavier Lacavalerie: Airs marins)

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    Contre-amiral Jean Cras

    L’introduction au spectacle « Un musicien en mer » donne un petit aperçu de l’univers sonore du compositeur Jean Cras :

     

    Le canadien Hugh Le Caine (1914-1977) est non seulement l'inventeur du premier synthétiseur commandé par variation de tension (1945), du premier clavier tactile et du premier magnétophone multipiste à vitesse variable, mais il est également l'auteur de pièces musicales exceptionnelles qui ont contribué à la popularité de la musique électronique. Sa composition intitulée « Dripsody », produite en manipulant le bruit d'une goutte d'eau qui tombe est, paraît-il, la pièce la plus jouée pour illustrer ce type de musique.

    Le Caine, qui a construit son premier instrument de musique alors qu'il n'avait que quatre ans, a très tôt manifesté un grand intérêt pour la musique et cet amour ne s'est jamais démenti, même après que son esprit pratique l'ai poussé à poursuivre une carrière en physique. Après des études à l'Université Queen's, à Kingston, il a joint les rangs du Conseil national de recherches du Canada (CNRC), à Ottawa, où il a contribué de façon importante au progrès de la science nucléaire ainsi qu'à la mise au point du radar au cours de la Seconde Guerre mondiale. Malgré une carrière scientifique bien remplie, il n'a jamais abandonné la musique. De 1954 à 1974, le CNRC mit à sa disposition un laboratoire de musique électronique et ainsi équipé, il a fourni de l'aide à des compositeurs et à des étudiants des Universités de Toronto et McGill et à d'autres établissements du monde entier.

    En entrant au Panthéon de la science et de l'ingénierie canadienne, Hugh Le Caine se joint aux lauréats de prix Nobel, comme le Dr Gerhard Herzberg et Sir Frederick Banting et à d'autres inventeurs célèbres tels que J. Armand Bombardier et Alexander Graham Bell. (Source: sciencetech.technomuses.ca)

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    Hugh Le Caine dans son laboratoire

    Le pianiste et compositeur polonais Josef Casimir Hofmann (1876-1957), auquel Rachmaninov a dédié son troisième « Concerto pour piano », a composé sous le pseudonyme de Michel Dvorsky, mais il était également écrivain, pédagogue et inventeur doué. Il a crée plusieurs mécanismes pour le piano, un système d'amortisseur pneumatique pour voiture et avions, des appareils médicaux, un système de recyclage d'huiles de moteur usagées ainsi que divers systèmes acoustiques pour améliorer les enregistrements pour le piano. Au total, il a déposé près de soixante-dix brevets qui lui ont d’ailleurs assuré un très bon niveau de vie.

    Une telle polyvalence ne l’a pas empêché pas d’avoir au piano un répertoire immense (jusqu’à trois cent oeuvres); mais c’est surtout dans Beethoven, Schumann, Chopin et Liszt qu’il excellait. (Source : Guide complet de la collection « Grands pianistes du 20e siècle + Wikipedia)

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    Josef Hofmann

    Maurice Martenot (1898-1980), celliste, inventeur, pédagogue et compositeur français a présenté, en 1928 à l’Opéra de Paris, un instrument électronique appelé « Ondes Martenot », dont il a enseigné le maniement au Conservatoire de Paris. On peut considérer que cet ancêtre du synthétiseur est, avec le Theremin mis au point en URSS en 1917, l'un des plus anciens instruments de musique électronique encore employés aujourd'hui.

    Des compositeurs comme Arthur Honegger, Darius Milhaud, André Jolivet et Olivier Messiaen ont immédiatement écrit pour les ondes Martenot, que son inventeur n’a pas cessé d'améliorer jusqu'en 1975, année de la création du 7ème et dernier modèle de concert. Son répertoire compte plus de 1500 oeuvres.

    La production de cet instrument a été est stoppée en 1988 et on a assisté quelques années plus tard à l'éclosion de deux instruments proches qui ont pour nom Ondéa et French Connection. En 2009 pourtant, l'instrument est à nouveau fabriqué sous le nom d'Ondes Martenot (marque déposée) et c'est la renaissance de cet instrument, utilisé par des artistes populaires comme Jacques Brel, Joe Jackson ou Jonny Greenwood du groupe Radiohead.

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    Maurice Martenot avec son instrument

    Voici un court extrait de "Jardin du Sommeil d'Amour" de la Symphonie « Turangalîla » d’Olivier Messiaen, avec l'orchestre national de Lyon sous la direction de David Robertson et Claude-Samuel Lévine aux ondes Martenot :

    Imaginé et réalisé par Hubert Molard, un incroyable inventeur strasbourgeois aux doigts d’or, le plus petit piano numérique du monde mesure seulement 25,6 cm et pèse 1,8 kilo. Conçue au 1/10e cette réplique est totalement fidèle, avec roulettes, charnières, pupitre, quatre-vingt-huit touches, deux cent trente-six cordes et une vraie silhouette de piano de concert. Il a fallu 1’500 heures de travail pour construire ce bijou - 1’000 heures pour le piano, 500 heures pour la partie électronique. Car l’instrument sonne comme un grand. A l’intérieur, ses touches (généralement actionnées avec un cure-dent) envoient l’impulsion à un circuit imprimé double face qui pilote un générateur de sons. L’amplificateur stéréo fait ainsi entendre au choix, un piano, un violon, une flûte, une guitare ou des sons synthétiques: exactement les mêmes ressources qu’un piano numérique grandeur nature, en se permettant le luxe de garder une palette de nuances liées à la vitesse de frappe sur le clavier. Hubert Molard n’en est pas à son coup d’essai. Le livre des records a homologué deux de ses orgues miniatures. (Source : Diapason mars 2000; Modèle réduit)

    Non seulement un son pour les hautes sphères, mais aussi en provenance de la profondeur de la pièce: Daniell Revenaugh, pianiste, chef d’orchestre et inventeur amateur de Berkeley (Californie), a donné des ailes au piano à queue. L’instrument de concert qu’il a créé peut - à l’instar du couvercle supérieur habituel - également être ouvert vers le bas. Des virtuoses du clavier tel qu’André Watts, Peter Serkin et Martha Argerich sont enchantés de la variante inhabituelle du piano et jurent par une nette différence du son en volume. Mais le sacro-saint temple américain du classique, le Carnegie Hall de New York, ne veut rien savoir de ce biplan. (Source : Focus, N° 52/1997; Galerie)

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    Daniell Revenaugh avec le pianiste John Ogdon

    En expérimentant les effets du courant électrique sur des solutions de sels d'or ou d'argent, les frères Elkington en Angleterre et le Comte Henri de Ruolz-Montchal (1808-1887) en France reconnaissaient qu'en substituant aux solutions neutres ou acides des sels d'or et des sels d'argent des dissolutions de ces mêmes sels en présence d'un excès de cyanure de potassium ou de ferrocyanure de potassium, il était possible d'obtenir un dépôt adhérent d'or ou d'argent sur l'électrode reliée au pôle négatif de la source de courant.

    Dès ce moment on pouvait considérer que l'invention de la dorure et de l'argenture par électrolyse était réalisée. C'était véritablement la naissance de la galvanoplastie. A noter qu'en 1840 les frères Elkington prirent un brevet le 27 septembre en Angleterre tandis que de Ruolz, qui ne les connaissait pas, en prenait un en France le 19 décembre.

    L'orfèvre parisien Charles Christofle sera le premier à exploiter ce procédé et progressivement il sera adopté par de nombreux orfèvres, supplantant l'ancienne technique du plaqué ou laminé.

    Mais si Henri de Ruolz est passé à la postérité essentiellement grâce à cette remarquable invention, son ami Alexandre Dumas nous dévoile par contre dans « Un alchimiste au XIXème siècle » les tourments du comte de Ruolz compositeur !

    Une première petite œuvre, l’opéra comique en un acte « Attendre et courir », composée en collaboration avec Jacques Fromental Halévy et crée en 1830 à l’opéra comique de Paris, bien que boudée par la presse, a été favorablement accueilli par le public.

    Décidé de continuer dans cette voie, de Ruolz, qui avait appris le contrepoint avec Paer et la composition avec Rossini, est alors parti en Italie avec, dans ses bagages, une partition toute faite sur un poème français qu’il avait l’intention de faire mettre en vers par un librettiste italien. Cette seconde œuvre, « Lara », a été donnée en première en 1835 au Teatro San Carlo de Naples, en présence de Donizetti ainsi que du roi de Naples, et l’accueil par le public a tout simplement été triomphal.

    Mais alors qu’il se trouvait encore en Italie, de Ruolz a dû apprendre qu’il était ruiné, et selon Dumas, « être artiste sans fortune à Naples, c'est comme mourir de faim ». Ce revers de fortune l’a donc forcé de retourner en France. Sa troisième œuvre, l’opéra en trois actes « La Vendetta », a été donnée en première le 11 septembre 1839 à l’opéra de Paris. Après une vingtaine de représentations pourtant, de Ruolz, qui avait cru pouvoir se créer un avenir dans la musique, a dû se mettre à l’évidence qu’il n’était plus assez riche pour avoir des succès durables. Désabusé de l’alchimie, dégoûté de la musique, il s’est alors tourné vers la chimie avec, comme but cette fois-ci, de trouver le moyen de dorer de fines broches sans emploi du mercure qui tuait trop d'ouvriers. A force de persévérance, et bien qu’il a d’abord accumulé de nombreux échecs, il trouvait finalement la consécration tant recherchée:

    « Le fameux dictionnaire « Le Petit Robert » comporte le patronyme de Ruolz devenu nom commun ! Il signale que la création-utilisation du terme eut lieu « vers 1841 », et nous savons que c’est le moment de son invention. Viennent ensuite une définition et un exemple : «Alliage argenté par galvanoplastie. Des couverts en ruolz.

    Qui sait aujourd’hui que les termes d’« ampère », de « volt » et de « galvaniser » découlent directement des patronymes d’inventeurs géniaux nommés André-Marie Ampère, le comte Alessandro Volta - dont Henri de Ruolz utilisa, pour son invention, la fameuse pile électrique! - et le physicien Luigi Galvani ? » (Source: estoppey-addor.ch + desurynet.com + forumopera.com/v1/dossiers/ruolz)

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    Henri de Ruolz

    Arnold Schönberg (1874-1951) s’est intéressé de près à la fondation de l’Etat d’Israël, et, quoi qu’il en ait dit, il a élaboré lui-même plus d’un plan de réforme universelle, exerçant ses talents d’inventeur pas seulement en musique. On lui doit notamment (inventions qu’il n’a jamais fait breveter) une machine à écrire la musique, un échiquier à cent cases, avec comme figures supplémentaires un évêque et un amiral, un appareil à aimant pour opérer les yeux, les tickets de transport combinés et les couloirs d’autobus. (Source : larousse.fr/ref/MUSDICO/Arnold-Schonberg)

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    Arnold Schönberg

    Le second fils de Johann Strauss I, Josef Strauss (1827-1879), frère de Johann Strauss II et d'Eduard Strauss, est né le 20 août 1827 à Vienne. Après y avoir suivi une éducation formelle, il a, contrairement au vœu de son père qui aurait préféré le voir s’enrôler dans l’armée, suivi des études de génie mécanique, travaillé d’abord quelque temps sur des machines à tisser, puis s’est engagé dans une carrière de dessinateur architecte et chef de chantier pour le conseil communal de Vienne, domaine dans lequel il s’est rapidement distingué. Pendant ses loisirs, il a utilisé ses nombreux talents d’artiste, de peintre, de poète, de chanteur et de compositeur ; il a publié deux ouvrages sur des sujets mathématiques – et inventé un véhicule de nettoyage des rues à brosses rotatives, assez proche des engins que nous croisons de nos jours dans nos villes, mais tiré par des chevaux. Plusieurs de ses engins ont d’ailleurs été brevetés.

    Sa famille a mis plusieurs années à le persuader de prendre la direction de leur orchestre, et ce n’est que quand son frère ainé, Johann II, est tombé sérieusement malade qu’il a accepté, temporairement d’après ce qu’il pensait, le poste devenu vacant. Il a alors dirigé l’orchestre pendant un certain temps et comme les Viennois, qui aimaient la valse, appréciaient ses premières compositions, il a décidé de poursuivre la tradition familiale en composant de la musique de danse et en rejoignant « l’affaire » familiale à plein temps. Connu sous le sobriquet de « Pepi », son frère Johann a dit de lui : « Pepi est le plus talentueux de nous deux, moi je suis seulement le plus populaire ». Compositeur remarquablement talentueux, versatile et prolifique, il a laissé plus de 300 compositions originales, notablement des danses et des marches, et plus de 500 arrangements de d’œuvres d’autres compositeurs. De santé fragile, il s'est évanoui en dirigeant son pot-pourri musical lors de sa tournée en Pologne et peu de temps après, le 22 juillet 1870, il est décédé à Vienne. Le diagnostic final a seulement rapporte une décomposition du sang qui a soulevé des rumeurs comme quoi il aurait été battu par des soldats Russes éméchés, après leur avoir refusé de jouer pour eux. Mais, sa veuve ayant refusé toute autopsie, on n'en sut pas plus. Il repose au cimetière St. Marx à Vienne.

    Comme auteur de 283 opus, Josef Strauss est resté dans toutes les mémoires avec notamment  « Sphärenmusik » (Musique des Sphères), « Delirien » (Délires), « Mein Lebenslauf ist Lieb’ und Lust » (Mon vie est amour et joie), « Dorfschwalben aus Oesterreich » (Hirondelles de village) ainsi que, comme co-auteur avec son frère Johann, de la « Pizzicato-Polka » (1869). La valse « Geheime Anziehungskräfte, Dynamiden » (Mystérieux pouvoirs du magnétisme) par exemple, qui utilise le mode mineur, fait preuve d’une qualité qui distingue clairement ses valses de celles de son frère ainé Johann II. (Source : johann-strauss.org.uk/strauss + Wikipedia)

    En écoutant l’oeuvre suivante, la « Feuerfest-Polka » (Polka de l’enclume), vous allez vite vous rendre compte de suite qu’il y a de beaux restes de son premier métier :

     

    Le dernier exemple n’est à vrai dire ni compositeur, ni musicien, mais puisqu’il a eu recours au  répertoire classique pour animer son invention de façon peu conventionnelle, il mérite tout de même une petite place dans ce panthéon des musiciens-inventeurs :

    Misant sur les vertus euphorisantes de la musique, un ingénieur allemand à la retraite, Karlernst Wiegand de Dortmund, a mis au point un « préservatif chantant », capable de chanter tous les classiques, de la « Marche nuptiale » (de l’opéra « Lohengrin » de Richard Wagner) à « Love me tender ». Fabriqué en caoutchouc, il est équipé d’une minuscule puce fonctionnant à l’aide d’une toute petite pile qui s’active sur une simple poussée. Avec ses vingt-quatre modèles, allant de la banane au crocodile en passant par le Père Noël, cet inventeur a tout simplement voulu démontrer qu’avec des préservatifs le sexe peut être drôle. « Quand ma fille l’a essayé avec son mari, ils n’ont pas arrêté de rigoler. » Le principal souci de ce joyeux drille serait de trouver aujourd’hui un distributeur, tous les sex-shops sollicités voulant vendre en exclusivité le « préservatif chantant ». (Source : Répértoire, septembre 1999)

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    Karlernst Wiegand avec ses fameuses « marionettes »

    Très inspiré par ce qui précède, je vais donc terminer ce billet avec cette fameuse « Marche nuptiale » de l’opéra « Lohengrin » de Richard Wagner, dorénavant témoin principal d'innombrables ébats nuptiaux (et autres galipettes), jouée par contre sur un orgue :

    A bientôt.


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