• H comme Hymne (national)

    Initialement, en faisant volontairement fi de la contrainte de l’Oulipo (probablement dû à un sursaut de révolte de mes tendances séditieuses refoulées) la parution de ces billets n’a nullement été liée à un ordre alphabétique ; certains sont juste la conséquence d’un évènement quelconque, alors que d’autres ont tout simplement obéi à « mezhumeurs ».

    Ainsi, le billet ci-dessous, « H comme Hymne », a vu le jour le 1er août 2010, à l’occasion de la fête nationale suisse, alors qu’il traite, comme de bien entendu, de toutes les hymnes du monde, ceci pour autant qu’un rapport quelconque avec la musique classique soit établi.

    H comme Hymne (national)

    Depuis la publication de mon premier billet, en janvier 2008, j’ai réalisé un premier tour complet des 26 lettres de l’alphabet - et je suis en train d’achever une seconde révolution de l’abécédaire.

    Or, une migration de mon ancienne plateforme sur EklaBlog n’ayant pas été réalisable, je suis astreint à un copier-coller fastidieux, mais qui me permet par contre une mise à jour en complétant certains articles, en remplaçant des vidéos devenues obsolètes - et en plaçant les 26 premiers billets dans un ordre  alphabétique.

    Ceci afin que mon blog ressemble enfin à ce que je laisse entrevoir avec le  sous-titre quelque peu présomptueux « L’autre dictionnaire de la musique classique » !

    Comme dit Gabriel Eisenstein, dans le premier acte de l’opérette « La chauve-souris » de Johann Strauss junior : Noblesse oblige !

    Mais assez de paroles, laissons parler les faits :

    A l’occasion du 1er août, 213e jour de l'année (214e en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien, on peut - ou on ne peut pas - se souvenir que ce jour-là,

    en 1686, le compositeur italien de la période baroque Benedetto Marcello est censé  être né à Venise (à moins que ce ne soit la veille déjà, le 31 juillet donc. Comme les documents officiels ne sont pas très précis à ce sujet, j’ai, de manière partiale, opté pour le 1er août) ;

    en 1740, Thomas Arne a mis en musique le « Rule Britannia », un chant patriotique britannique issu d’un poème écrit par James Thomson, qui est devenu l’hymne officieux de Grande-Bretagne, après l'officiel « God Save the Queen ».

    en 1752, la représentation à Paris de « La serva padrona » de Giovanni Battista Pergolèse, par une troupe d'opéra comique italien, a déclenchée la « Querelle des Bouffons » ;

    en 1765, en venant de Londres, la famille Mozart a embarqué à Douvres et regagné Salzbourg en passant par les Pays-Bas, Lille, Gand et Anvers ;

    en 1844, lors du festival de l’Industrie à Paris, un millier de musiciens ont joués (1022 exactement), au Palais de l’Industrie, l’ « Hymne à la France », qu’Hector Berlioz venait de composer pour la circonstance;

    en 1954, Witold Lutoslawski a terminé son Concerto pour orchestre ;

    et que

    depuis 1891, ce jour représente pour les Suisses ce que le 14 juillet est aux Français ou le 4 juillet aux Américains -

    la fête nationale, ponctuée dans chaque commune par un discours officiel, un grand feu de joie, un cortège aux lampions et, selon la santé des finances communales, également un feu d'artifice.

    H comme Hymne (national)

    (Photo Kilmann)

    Aussi, l’occasion était trop belle pour ne pas choisir pour ce jour particulier, comme sujet de mon billet, l’hymne national. Le cantique suisse d’abord (pardon pour cette petite préférence, mais je ne peux pas renier mes origines), qui est indissociablement attaché à cette célébration si chère à tout concitoyen Helvétique - n’oublions pas qu’il s’agit d’un jour férié officiel dans toute la Suisse depuis 1994) - mais également chant patriotique utilisé dans les pays du monde entier. Qui est toujours joué (et entonné aussi par la foule, avec plus ou moins de ferveur) lors de manifestations patriotiques, lorsqu’un athlète monte sur la plus haute marche d'un podium, lors de la réception d'un dirigeant d’un autre pays, et dans la fiévreuse atmosphère des stades de football, où beaucoup de bouches se bornent pourtant à ruminer ostensiblement un chewing-gum afin de faire croire qu’elles chantent. Alors que d’autres encore, qui ont au moins le courage de leurs opinions, le sifflent carrément, non pas en reproduisant l’air, mais en le huant !

    Il faut reconnaître que dans bien des pays, le patriotisme a depuis belle lurette fichu le camp !

    Bon nombre de ces hymnes sont joués sur des airs soit issus du folklore (Israël, République slovaque, Roumanie, Suède, USA), soit de chants patriotiques (Portugal) ; certaines mélodies sont l’unique création d’un patriote compositeur occasionnel (Italie, Lituanie, Pologne), d’autres d’un auteur très peu connu, sinon de quelques musicologues traquant les raretés (Finlande) ou, pis encore, totalement inconnu (Espagne). Ils ne font donc pas véritablement partie intégrante de cet ensemble de la musique occidentale savante appelé plus communément « musique classique ». Un certain nombre a néanmoins rejoint cette vaste famille, même si ce n’est que par la petite porte, grâce à la veine patriotique de quelques illustres compositeurs. Ou carrément à l’insu de leur plein gré!

    Mais commençons d’abord par plusieurs cas quelque peu particuliers, par exemple :

    Les hymnes sans paroles

    L'hymne du Kosovo, intitulé « Europe », est solennel, majestueux, mais il est sans paroles -

    afin de « respecter la nature multiethnique du Kosovo »

    « Inno Nazionale » l’hymne de Saint-Marin (San Marino), écrit par Federico Consolo, compositeur et violoniste, n'as officiellement pas de paroles non plus. Lorsqu'il est chanté, celui-ci comporte assez peu de paroles avec seulement quatre strophes.

    De même, « Intermeco », l’hymne de la Serbie-Herzégovine du musicien serbe Dusan Sestic, est dépourvu de paroles (et de ce fait beaucoup moins populaire que l'ancien hymne).

    Ou encore « La Marcha Real » (La Marche royale), l’hymne national et royal de l’Espagne, qui est le plus vieil hymne national officiel encore utilisé au monde et qui n'a de pas de paroles officielles, malgré plusieurs tentatives pour lui en fournir.

    Bien que la musique n'ait été imprimée pour la première fois sur un document daté qu'en 1761, dans un recueil intitulé El libro de Ordenanza de los toques militares de la Infantería Española (Le livre des sonneries de l’infanterie espagnole), par Manuel de Espinosa, sous le titre « La Marcha Granadera » (La Marche des grenadiers) et que le nom de son compositeur soit inconnu, il semble que cet air remonte à l'époque arabo-andalouse et que son auteur n'est autre que le célèbre Ibn Bajja de Fès, dont le nom latinisé est Avenpace.

    On retrouve en effet cet air dans une de ses compositions intitulée « Núba al-Istihlal » que les musiciens et musicologues spécialistes de l'Espagne médiévale, Omar Metioui et Eduardo Paniagua, ont mis en lumière.

    En juin 2007, le Comité olympique espagnol a proposé de lancer un concours pour choisir un texte qui deviendrait le texte officiel, le but principal étant de redonner enfin un hymne digne de ce nom au peuple espagnol et d’avoir des paroles à chanter en cas de victoires sportives. Mais l'essai n'a pas eu de suite.

    L'hymne national reste actuellement (en 2010) sans paroles, malgré plusieurs propositions de textes, qui n'ont jamais obtenu l'approbation officielle (par manque d'enthousiasme populaire et refus des communautés galicienne, basque ou catalane de paroles exclusivement en castillan). En conséquence, lors d’événements sportifs, les supporters espagnols se contentent de chantonner « lalala » en chœur. (Source : Wikipedia)

    L’hymne à paroles nombreuses

    A l’antipode de ces quelques « musiques sans paroles », la Grèce et Chypres partagent « L’Hymne à la Liberté » : il s’agit en l’occurrence d’un poème de 158 strophes, écrit par Dionýsios Solomós en 1823. La musique a été composée par Nikólaos Mántzaros en 1828, et, en 1865, les premières vingt-quatre strophes sont devenues l’hymne national de la Grèce. Notons tout de même que seules les deux premières strophes sont jouées et chantées lors de l'élévation du drapeau ! (Source : Wikipedia)

    L’hymne « vinifié »

     « Zdravljica » (que l'on pourrait traduire par « Je lève mon verre » ou « Un toast ») est l’hymne national de la Slovénie : un hymne à la liberté … et au vin ! Il est tiré d’un poème du même nom écrit en 1844 par le poète France Prešeren, dont le quotidien se divisait, selon ses propres dires, en deux parties : sept heures de travail acharné et deux heures pour boire. Rien d’étonnant dès lors qu’il est mort, en 1849 à l’âge de 49 ans, d’une cirrhose du foie ! « Zdravljica », sur une musique du prêtre compositeur slovène Stanko Premrl, est devenu officiellement hymne national le 27 septembre 1989, en remplacement de « Naprej zastava slave », hymne slovène depuis 1918. Le poème comporte neuf strophes qui sont toutes en forme de verre de vin, mais seule la septième strophe est chantée dans l'hymne national. (Source : Wikipedia)

    H comme Hymne (national)

    Manuscrit original du poème, écrit dans l'alphabet Bohorič et en forme de verre à vin. (Wikipedia)

    Le malvenu

    Les paroles actuelles de « La Brabançonne », l'hymne national de la Belgique, chantées sur une mélodie du ténor néerlandophone François Van Campenhout, existent en français, en néerlandais, en wallon et en allemand. Les paroles originales ont été créées en français; les trois autres versions sont donc des adaptations de la version française.

    Aujourd’hui, l’hymne, naguère chanté en toutes occasions, n’est généralement plus l’objet que de restitutions instrumentales. La raison en est, selon l’historienne belge Anne Morelli, que la strophe de «l’invincible unité de la Belgique » est particulièrement malvenue dans un contexte où l’unité de la Belgique est elle-même menacée ! (Source : Wikipedia)

    Le malaimé

    Quand au « Cantique Suisse », l’hymne actuel, il s’agissait à l’origine d’un chant d’église, composé en 1841 par le moine cistercien Alberich Zwyssig, avec un texte en allemand de Leonhard Widmer. Des versions ont ensuite été écrites dans toutes les langues officielles suisses (français, italien, romanche), mais qui n'en sont pas des traductions, puisque le sens des textes diffère. De plus, il existe deux versions en langues rhéto-romanes : l'une, en ladin et l'autre, en Romanche, en dialecte Sursilvan exactement.

    Or le « Cantique Suisse » remplace depuis 1961 de manière provisoire, et depuis 1981 de manière définitive, le chant patriotique « O Monts indépendants », premier hymne patriotique suisse, écrit en 1811 par Johann Rudolf Wyss (1743-1818) et le plus utilisé jusqu'en 1961. Mais le fait d’utiliser la même mélodie que l'hymne Britannique « God save the Queen » a été source de confusion et de quelques incidents diplomatiques. Ainsi, le « cantique suisse », jugé 100% suisse, digne et solennel par le Conseil fédéral, a finalement obtenu son statut définitif le 1er avril 1981.

    Derrière cette décision ne se cachait certes nulle intention de créer un poisson d’avril, mais le moins que l’on puisse constater, c’est que la popularité du cantique suisse n’est nullement acquise. En effet, divers sondages démontrent qu'au moins un tiers des personnes consultées ne connaissent pas du tout l'hymne national et que seul un très faible pourcentage est capable de le chanter par cœur dans son intégralité.

    Alors, on a bien tenté à deux reprises de le remplacer : en 1986 et à la fin des années 90.

    Mais les deux tentatives ont échouées !

    Et comme les Suisses considèrent qu’il convient de faire les choses en se hâtant lentement (très lentement même, car entre la composition et l’adoption se sont bien écoulé 140 ans) -

    Eh bien nous ne sommes pas prêts d’en changer. Ce qui laisse largement le temps à tous les citoyens récalcitrants d’apprendre encore les paroles de l’actuel hymne par cœur ! (Source : swissworld.org/fr/culture + Wikipedia)

    Voici cet hymne tant « méprisé », dans une version non chanté, mais avec, en prime, le texte en quatre langues (on ne sait jamais, cela peut servir à certains) :

    Le mouton à cinq pattes

    En revanche, l'hymne de l’Afrique du Sud, une combinaison de l’ancien hymne national « Die Stem van Suid Afrika » ((L'Appel de l'Afrique du Sud) avec le populaire chant africain adopté par les mouvements anti-apartheid « Nkosi Sikelel' iAfrika » (Dieu sauve l’Afrique), est unique du fait que cinq des onze langues officielles (Xhosa, Zoulou, Sotho, Afrikaans et Anglais) sont utilisées dans le même hymne (chacune des langues comprend une strophe). (Source : Wikipedia)

    L’hymne du partage

    « Mu isamaa, mu õnn ja rõõm » (« Ma patrie, mon bonheur et ma joie » en estonien) est l'hymne national de l'Estonie. Les paroles sont de Johann Voldemar Jannsen. La musique, due à Friedrich Pacius, est identique à celle de « Maamme », l'hymne national de la Finlande, ainsi que de « Min izāmō, min sindimō », l'hymne national de la Livonie. (Source : Wikipedia)

    S’ensuit un nombre certain de compositeurs dont le nom n’est plus guère retenu aujourd’hui que grâce à l’hymne dont ils sont l’auteur :

    « Himnusz », l’hymne national de la Hongrie, a été écrit par le poète Ferenc Kölcsey et la musique a été composée par le compositeur, pianiste et chef d'orchestre Ferenc Erkel (1810-1893), lauréat du concours lancé en 1844 pour la mise en musique du chant national. Elle a été interprétée pour la première fois à l'Opéra National de Budapest, mais n’est devenue officielle qu'en 1903. Ferenc Erkel est l’auteur de 9 opéras, écrits essentiellement sur des thèmes historiques, qui mélangent le style Rossini avec la musique de danse populaire hongroise. Seuls deux œuvres sont encore présentés de nos jours, dont « Bánk bán », et bien qu’il soit considéré comme le père de l’opéra national, c’est pourtant avec la mélodie de l’hymne national qu’il a obtenu son succès le plus durable.

    Rappelons-nous d’ailleurs que Ferenc Erkel était également un joueur d’échecs internationalement reconnu, fondateur du club d’échecs de Budapest. (Source : Wikipedia)

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    Ferenc Erkel

    Après avoir composé en 1860 « Naprej zastava slave », qui a été jusqu'en 1989 l'hymne national de la Slovénie avant de devenir celui de son armée, Davorin Jenko, compositeur et chef d'orchestre slovène (1835-914), auteur de la première opérette de Serbie, intitulée « Vračara » ou encore « Baba Hrka » (La sorcière, 1882), a composé en 1872 « Bože Pravde » (qui peut se traduire par « Dieu de justice »), aujourd'hui l'hymne national de la Serbie. (Source : Wikipedia)

    Le portugais Alfredo Keil (1850-1907), de descendance allemande (son père occupait le poste de couturier à la cour royale), était compositeur, peintre et collectionneur d’art. Il a composé de nombreuses polkas, valses, pièces pour voix et piano ainsi que plusieurs opéras, dont « Serrana », le premier opéra entièrement portugais, dédié à Jules Massenet et avec lequel Keil essayait de briser la dominance française, italienne et allemande; ainsi que « Donna Bianca », qui est rapidement devenu un succès commercial immense au Portugal et en Europe et qui a fait de Keil un invité de premier choix chez les nobles et à la cour de tous les pays d’Europe. D’autre part, Keil, qui a peint tout au long de sa vie environ 2000 tableaux, est considéré comme le dernier peintre portugais du style romantique.

    Sa composition la plus connue reste pourtant « A Portuguesa », composée en 1890, avec des paroles d'Henrique Lopes de Mendonça, consacrée hymne national du Portugal par l'Assemblée nationale le 19 juin 1911. (Source : Wikipedia)

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    « O Canada » a été proclamé comme hymne national le 1er juillet 1980, un siècle après avoir été chanté pour la première fois, le 24 juin 1880. La musique est l'œuvre de Calixa Lavallée (1842-1891), de son vrai nom Callixte Lavallé, compositeur, chef d’orchestre, pianiste, organiste et professeur de musique québequois. Les paroles françaises sont de Sir Adolphe-Basile Routhier. La version anglaise officielle est basée sur celle composée en 1908 par le juge Robert Stanley Weir.

    Le goût des voyages de Lavallée et l'obligation dans laquelle il se trouvait de devoir assurer sa subsistance dans un milieu peu propice ne lui ont malheureusement pas permis d'élaborer des oeuvres d'envergure ou de développer un style personnel. Compositeur d'occasion, il était plutôt enclin à écrire des morceaux de bravoure pour le piano, des romances à la mode, des opérettes faciles et des cantates de circonstance dans la veine d'un Gounod, d'un Offenbach ou d'un Sullivan. D’autre part, il est permis d'affirmer qu'il se préoccupait peu du sort de ses oeuvres, qu’il était soucieux de produire dans l'immédiat sans s'inquiéter de la postérité. Aussi, du nombre relativement impressionnant de ses compositions, plus de la moitié ont été perdues ou détruites. Certaines oeuvres plus ambitieuses, même inachevées, démontrent pourtant qu'il aurait pu devenir un compositeur d'envergure. Or aujourd’hui, au Canada, son pays natal, il est avant tout connu en tant qu’auteur de la musique de l'hymne national. (Source : pch.gc.ca + da-go.com/musique/lavallee)

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    Calixa Lavallée

    Le norvégien Rikard Nordraak (1842-1866) a étudié la musique à Copenhague, puis avec Theodor Kullak et Friedrich Kiel à Berlin. Ses premières compositions datent de l’hiver 1859-1860. Il est mort à Berlin de la tuberculose, peu de temps avant son vingt-quatrième anniversaire.

    Plus de quarante de ses compositions ont été préservées, parmi lesquelles se trouvent surtout des Lieder, mais aussi des pièces pour chœur d’hommes et quelques compositions pour piano, dont la plus importante, le « Scherzo Capriccio pour piano », publié de manière posthume par Edvard Grieg. Ce dernier, profondément affecté par le décès de son ami, a d’ailleurs composé la fameuse « Marche funèbre en mémoire de Rikard Nordraak ».

    Les restes de Nordraak ont été exhumés en 1925 et transportés de Berlin à Oslo. Et ce que l’on retient aujourd’hui de ce compositeur disparu prématurément, c’est surtout d’avoir mis en musique le poème de son cousin Bjørnstjerne Bjørnson, « Ja, vi elsker dette landet » (Oui, nous aimons ce pays), qui est devenu l'hymne national de la Norvège en 1864. (Source : Wikipedia)

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    Rikard Nordraak

    Eloge aux beautés de la bohème, air romantique et paisible, « Où est ma patrie? » est devenu l'hymne national tchèque en 1918, au moment de la naissance de la Tchécoslovaquie. Il est utilisé depuis l'indépendance de la République Tchèque en 1993. L'hymne est tiré d'une comédie intitulée « Fidlovačka » ; écrite par le compositeur František Škroup et le dramaturge Josef Kajetan Tyl. Lors de la première, le 21 décembre 1834, le public a ainsi pu découvrir, sur la scène du Théâtre des Etats, cet air du mendiant aveugle Mareš « Kde domov můj » (Où est ma patrie) qui allait plus tard devenir l’hymne national.

    Son dernier poste était celui de directeur musical de l’opéra allemand à Rotterdam. C’est là qu’il est décédé et comme personne sans moyens financiers, il a été enterré dans une fosse commune. Bien qu’il soit l’auteur d’un oratorio, d’une messe, de nombreux œuvres sacrées, des opéras et de musique de chambre, il n’est connu aujourd’hui qu’en tant qu’auteur de la mélodie de l’hymne national. (W)

    Dans les années 1870 pourtant, de nombreuses voix se sont 'élevées pour critiquer ce qui était déjà devenu officieusement l'hymne du peuple tchèque. L'écrivain Jan Neruda aurait même invité le compositeur Bedřich Smetana à composer un autre chant. Mais selon les témoignages de l'époque, ce dernier aurait refusé en affirmant : « Le chant que le peuple seul a choisi pour hymne, ce chant-là restera son hymne ». Et l'auteur du célèbre cycle de poèmes symphoniques intitulé « Ma patrie » ne s’est pas trompé ... (Source : radio.cz + Wikipedia)

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    František Škroup

    Et voici  les hymnes dues (ou tout au moins attribués) à des grands compositeurs :

    Le « Deutschlandlied » (Chant d'Allemagne) ou « Das Lied der Deutschen » (Le Chant des Allemands) est un chant dont le troisième couplet est l'hymne national de l'Allemagne. Les paroles, écrites par August Heinrich Hoffmann von Fallersleben en 1841, ont été mises sur une musique de Joseph Haydn qui était à sa création en 1797 une partition pour un quatuor à cordes.

    D'abord cette mélodie, d'origine croate et adaptée par Joseph Haydn comme chant d'anniversaire pour l'Empereur François Ier d'Autriche avec les mots « Gott erhalte Franz den Kaiser » (Dieu sauve l'Empereur Franz), était l'hymne impérial de l'Empire autrichien avec les paroles « Gott erhalte, Gott beschütze, unsern Kaiser, unser Land ...» (Dieu conserve, Dieu protège, notre Empereur, notre pays...).

    Alors que le 1er couplet du fameux « Deutschland, Deutschland über alles, über alles in der Welt » (Allemagne, Allemagne au-dessus, au-dessus de tout dans le Monde) a été largement dévoyé par les nazis au temps du 3e Reich, le seul troisième couplet a été adopté après la réunification allemande en 1991 comme hymne national de toute l’Allemagne. Les deux premiers ne sont pas interdits, mais ils ne sont jamais chantés lors des occasions officielles. Chanter ou utiliser le premier couplet est généralement perçu comme l'expression de vues politiques très à droite, voire ouvertement néo-nazies. Quant à la deuxième partie du premier couplet, elle est caduque en raison des frontières actuelles de l'Allemagne. (Source : Wikipedia)

    D’ailleurs, l’opus 76 N° 3, surnommé « L’Empereur », est justement l’un des quatuors les plus populaires de Haydn, avec le célèbre deuxième mouvement, une série de variations sur l’ « Hymne Impérial » -

    composé par Haydn également.

    Je vous invite d’écouter maintenant un extrait de ce mouvement de Joseph Haydn (Poco adagio: cantabile), interprété par le Quatuor Mosaïques :

    « Land der Berge, Land am Strome » (Pays des montagnes, pays sur le fleuve) est l'hymne national de l'Autriche depuis le 22 octobre 1946. Les paroles sont de Paula von Preradović. La musique a été adaptée de la « Freimaurerkantate » (KV 623) de Wolfgang Amadeus Mozart, dernière œuvre complète du compositeur écrite neuf jours avant sa mort. L’autographe daté du 15 novembre 1791 ne comporte pas de titre, mais dans le catalogue raisonné des œuvres tenu par Mozart lui-même, elle est intitulée « Une petite cantate franc-maçonnique ».

    Toutefois, Johann Baptist Holzer, le compositeur attitré de la loge maçonnique « Zur wahren Eintracht », à laquelle appartenait également son frère de loge W. A. Mozart, est souvent mentionné en relation avec la composition de la mélodie de l’hymne autrichien. En effet, son chant maçonnique « Im Namen der Armen » (1784) accuse une très forte similitude structurelle avec cet hymne et suggère tout au moins une copaternité de Holzer. (Source : Wikipedia)

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    Wolfgang Amadeus Mozart

    L'hymne de l’Europe désigne l'hymne utilisé lors des cérémonies officielles de plusieurs organismes internationaux européens. Il s'agit d'un arrangement d'environ deux minutes du thème musical de l' « Ode à la joie », dernier mouvement de la Neuvième symphonie écrite en 1823 par Ludwig van Beethoven. Pour le dernier mouvement de cette symphonie, Beethoven a mis en musique l' »Ode à la joie » écrite en 1785 par Friedrich von Schiller. Ce poème exprime la vision idéaliste que Schiller avait de la race humaine, une vision de fraternisation de tous les hommes que partageait aussi Beethoven.

    En 1972, le Conseil de l'Europe (qui avait déjà conçu le drapeau européen) a choisi le thème musical de l' « Ode à la joie » de Beethoven pour en faire son propre hymne, en demandant au célèbre chef d'orchestre Herbert von Karajan d'en écrire trois arrangements, pour piano, instruments à vent et orchestre symphonique. Cet hymne sans paroles évoque, grâce au langage universel de la musique, les idéaux de liberté, de paix et de solidarité incarnés par l'Europe.

    Les chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne en ont fait l'hymne officiel de l'Union en 1985. Il n'est pas destiné à remplacer les hymnes nationaux des États membres, mais à célébrer les valeurs qu'ils partagent tous, ainsi que leur unité dans la diversité. (Source : europa.eu/abc/symbols/anthem)

    H comme Hymne (national)

    Fac-similé d'une page composée

    de l’Ode à la joie de Ludwig van Beethoven

    Écrite par l’officier français Rouget de Lisle en 1792 pour l'armée du Rhin suite à la déclaration de guerre de la France à l'Autriche, les paroles de la « Marseillaise » consistent essentiellement en une exhortation au combat contre les « hordes ennemies », pour la victoire et le salut de la Patrie. Elle a été adoptée comme hymne national de la France le 14 juillet 1795.

    L'origine de la musique par contre est discutée, puisqu'elle n'est pas signée (contrairement aux autres compositions de Rouget de Lisle, compositeur par ailleurs plutôt médiocre). Toutefois, si la ressemblance avec la ligne mélodique de l'allegro maestoso du concerto pour piano n° 25 (datant de 1786) de Wolfgang Amadeus Mozart est à signaler, l'inspiration serait surtout venue d'un air du compositeur Ignace Pleyel, tiré d'une opérette de l'époque.

    Interdite sous l'Empire et la Restauration, la Marseillaise a été remise à l'honneur lors de la Révolution de 1830 et Hector Berlioz en a élaboré une orchestration qu'il a dédiée à Rouget de Lisle. (Source : Wikipedia)

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    Claude Joseph Rouget de Lisle chantant la marseillaise

    Fragment de l’oeuvre de Paul Adolphe Rajon (XIXème siècle)

    Abstraction faite de la paternité (involontaire) de la mélodie du « Horst-Wessel-Lied », Étienne Nicolas Méhul (1763-1817) est également le compositeur du célèbre « Chant du Départ », dont le titre original « Hymne à la liberté » a été changé par Robespierre. Chant révolutionnaire et hymne de guerre, avec des paroles de Marie-Joseph Chénier, il a été l'hymne officiel du Premier Empire (Napoléon préférait cet hymne à la Marseillaise) et notamment utilisé lors de la Première Guerre mondiale pour exalter les soldats partant au front lors de la mobilisation. Ce chant a été appelé le «frère de La Marseillaise» par les soldats républicains. (Source : Wikipedia)

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    Étienne Nicolas Méhul

    L’origine de « God save the Queen », (Que Dieu protège la Reine), hymne national de facto de la Grande-Bretagne, est incertaine et aucune thèse ne fait l’unanimité. Dans Oxford Companion to Music, Percy Scholes cite un morceau de clavier de John Bull (1562 ou 1563-1628), datant de 1619 et qui a de fortes similitudes avec l'air moderne, selon le placement des altérations qui, à cette époque et dans certains cas, étaient non écrites et laissées à la discrétion de l'interprète. Il indique également que plusieurs morceaux de Henry Purcell (1659-1695), dont un inclut les notes d'ouverture de l'air moderne, contiennent les mots : « God save the King ». La première édition définitive de l'air actuel est apparue en 1744 dans Thesaurus Musicus. La chanson serait devenue populaire l'année suivante, après le débarquement de Charles Édouard Stuart, qui a marqué la fin des espoirs des Stuart de remonter sur le trône anglais. Les Hanovre, victorieux, ont adopté cet air comme hymne royal britannique.

    Or, dans son ouvrage « Souvenir » (Chapitre IV) la marquise de Créquy évoque une origine française de l’hymne. L'ancêtre du « God save the King » serait le chant « Grand Dieu sauve le Roi », composé en 1686 par la duchesse de Brinon, supérieure de la Maison royale de Saint-Louis (futur lycée militaire de Saint-Cyr) pour l'inauguration de son établissement en septembre par le roi, alors malade. Ce chant a été orchestré par G. F. Haendel, ancien maître de chapelle de l'Electeur de Hanovre devenu roi d'Angleterre, peut être à la suite d'une visite à Versailles. Il l'aurait par la suite vendu à la couronne britannique pour devenir un hymne royal, ce qui lui vaut aujourd'hui la paternité de l'oeuvre. Par ailleurs, traduit en latin « Domine, salvum fac Regem », il devint l'hymne royal français jusqu'en 1792, date de la dissolution de la monarchie.

    Cet hymne a été, par le passé, l'hymne national de la majeure partie des pays du Commonwealth, et bien que la plupart d'entre eux aient maintenant leur propre hymne national, plusieurs (Australie, Nouvelle-Zélande, Canada) le reconnaissent en tant qu'hymne royal. (Source : Wikipedia)

    D’autre part, il est intéressant de relever que de  nombreux compositeurs ont intégré cette mélodie dans une de leurs œuvres :

    Bach:                                      Concerto pour piano en ré majeur, op. 1 N° 6

    Beethoven:                             7 Variations sur « God save the King » WoO78

                                                    La victoire de Wellington, op. 91

    Brian:                                     Suite Anglaise n° 1 - Carnaval

    Clementi:                               Symphonie N° 3

    Donizetti:                               Ouverture de « Robert Devereux »

    Ives:                                       Variations sur « America »

    Rossini:                                  Le voyage à Reims

    Verdi:                                     Hymne de la Nation

    Weber:                                   Jubel-Ouverture

    (Source : Classic CD, mars 1995)

    L’Etat de la cité du Vatican, en tant qu’organisme souverain de droit public universellement reconnu, a non seulement son propre drapeau mais également son hymne national officiel. Depuis 1949, il s’agit de la « Marche Pontificale » composée par le célèbre musicien français et fervent catholique Charles Gounod (1818-1893). Aujourd’hui, l’Hymne Pontifical de Gounod, désormais connu dans le monde entier, est joué dans les occasions les plus solennelles de la vie de l’Etat du Vatican, aux cérémonies qui se déroulent en présence du Saint-Père ou d’un représentant. Il faut toutefois préciser que l’Hymne Pontifical ne peut être défini hymne « national » : le texte écrit par le Maestro Antonio Allegra et le Maestro Raffaello Lavagna parle au cœur de tous ceux qui, dans le monde entier, reconnaissent Rome comme le siège de Pierre.

    A l’occasion de la reprise de l’Hymne de Gounod en 1949, le Maestro Antonio Allegra (1905-1969), l’un des organistes de la Basilique Saint Pierre de l’époque, a composé un texte italien, qui est aujourd’hui couramment chanté. Ce texte commence ainsi : « Rome immortelle, de martyrs et de saints ». Curieusement, l’hymne officiel du Vatican n’avait jamais été traduit en latin. Pour qu’il puisse être chanté par tous les fidèles du monde, indépendamment de leurs langues nationales respectives, l’Hymne Pontifical de Gounod a été doté par la suite également d’un texte en latin, qui commence par les mots « O felix Roma – o Roma nobilis », écrit par le chanoine Raffaello Lavagna, originaire de Savone. La première exécution publique, par le chœur et l’orchestre de la Mitteldeutscher Rundfunk de Leipzig, a eu lieu le 16 octobre 1993 dans la Salle Paul VI, à l’occasion du 15e anniversaire de l’élection de Jean Paul II et le 10e anniversaire de la mort de Charles Gounod. (Source : vaticanstate.va)

    H comme Hymne (national)

    Charles Gounod

    Mais il existe également un certain nombre d’hymnes officieux, ou même secrets :

    Les œuvres du compositeur hongrois Béni Egressi (1814-1851), qui est également connu en tant que librettiste des premiers opéras de Ferenc Erkel, se distinguent par la richesse de ses mélodies suaves, qui ont atteint une grande popularité dans son pays. Et c’est encore lui qui a mis en musique, en 1843, le poème Exhortation de Mihály Vörösmarty (1800-1855), qui tend à être considéré comme le second hymne national de la Hongrie. (Source : Wikipedia)

    Rule, Britannia, un chant patriotique britannique issu d’un poème écrit par James Thomson et mis en musique par Thomas Arne (1710-1778), peu connu et dont le nom échappe probablement aux masses chorales enthousiastes qui, Outre-Manche, entonnent par habitude mais non sans émotion cet air, est devenu l’hymne officieux de Grande-Bretagne, après l'officiel « God Save the Queen ». En 1813, le compositeur allemand Ludwig van Beethoven l'a orchestré pour l'inclure dans sa « Victoire de Wellington », où elle symbolise les forces anglaises et en 1836, le compositeur allemand Richard Wagner en a réalisé une transposition pour grand orchestre, connue sous le nom de « Ouverture Rule Britannia ». (Source : Wikipedia)

    Si la pièce musicale célèbre à clés « Variations énigmatiques » a fait connaître le compositeur britannique Edward Elgar (1857-1934), une des ses œuvres les plus connues de nos jours est sans doute la série de 5 marches pour orchestre « Pomp and Circumstances », qui n’est sans doute par un chef-d’œuvre d’écriture musicale, mais dont les mélodies simples et le dynamisme qui émane de ces pages en font des morceaux de bravoure orchestrale rarement boudées du public. La « Pomp and Circumstance March N° 1 », jouée chaque « Last Night of the Proms », la dernière soirée d’une série de concerts émise par la BBC chaque année, est plus particulièrement célèbre, au point même d’être parfois prise pour l’hymne anglais ! Il existe d’ailleurs une version avec des paroles, « Land of Hope and Glory » que l’assistance entonne en se joignant à l’orchestre. (Source : Wikipedia)

    Et pour clore cette liste, voici le cas d’un hymne dont toute interprétation et toute diffusion, même de la mélodie,  sont tout simplement interdits de nos jours :

    Le « Horst-Wessel-Lied » (Chant de Horst Wessel) était, en Allemagne sous le nazisme, l'hymne officiel des SA puis du Parti national-socialiste des travailleurs allemands (NSDAP). Il a été constamment joué et chanté sous le Troisième Reich et son interprétation était obligatoire avant chaque concert de musique classique.

    Le texte du Horst-Wessel-Lied avait été écrit par le jeune SA Horst Wessel, abattu en 1930 dans un échange de coups de feu avec des communistes. Depuis 1945 la loi allemande interdit de chanter le Horst-Wessel-Lied ou d'en jouer un enregistrement en public. Cette interdiction, qui découle directement du Procès de Nuremberg, concerne aussi la mélodie. Une interprétation avec d'autres paroles est donc tout aussi illégale.

    La mélodie reprend celle d'une chanson populaire « Der Abenteurer » dont l'air lui-même est tiré de l’opéra « Joseph » du français Étienne Nicolas Méhul (1763-1817), le plus important compositeur d’opéras pendant la Révolution. (W)

    Or les hymnes nationaux et tout ce qu'ils véhiculent d'enfermé, de replié sur l'idée de nation, précisément, peuvent bien sûr vous ennuyer ! « Hymnen » de Karl Heinz Stockhausen est alors fait pour vous: dans cette oeuvre pour bande magnétique (il en existe une version avec grand orchestre et bande), le compositeur déconstruit, écartèle, défigure, lacère, piétine, désacralise et finalement magnifie les sonorités de quelques-unes de ces musiques porte-drapeaux -

    en ralentissant par exemple « La Marseillaise » jusqu'à obtenir un seul son grave, dont il joue comme un enfant dribble une balle. (Source : 24 Heures, juillet 1997)

    Dans l’extrait suivant, Pedro Amaral dirige le European Workshop Orchestra for Contemporary Music dans « Hymnen mit Orchester » (Hymnes avec orchestre) lors de la tournée européenne 2008:

    Et si cette longue liste d’hymnes sans paroles, malaimés, secrets et même interdits, de compositeurs illustres ou alors totalement inconnus, n’a toujours pas réussi à éveiller en vous un tant soit peu de patriotisme -

    ou pire, si elle a même fini par vous agacer royalement (ceci dit sans aucune arrière-pensée monarchiste), alors l’article de la fin aura probablement l’heur de vous réconcilier avec tout ce que le sujet de ce billet peut représenter de pompeux et d’obsolète :

    Des toilettes qui jouent l’hymne national devant la justice...

    La justice italienne devra prochainement trancher le sort d'une oeuvre d'art - des toilettes qui jouent l'hymne national - saisie au musée de Bolzano (nord) à la demande d'un parti de droite, a-t-on appris mardi auprès du musée

    « L'oeuvre a été saisie le 19 octobre et nous avons demandé la levée de la mise sous séquestre. Le tribunal nous a déclaré lundi qu'il prendrait sa décision prochainement », a déclaré mardi à l'AFP Silvia Rissbacher, porte-parole du musée.

    Cette oeuvre créée par deux artistes romaines, Eleonora Chiari et Sandra Goldschmied, reproduit l'hymne national italien dans une version électronique avec une chasse d'eau en bruit de fond.

    Une photo-cellule déclenche la musique chaque fois qu'un visiteur s'approche de l'oeuvre.

    « Un mélange de sons provenant de diverses tuyauteries jouent l'hymne national italien: un élément quotidien, domestique et fortement trivial se substitue au caractère officiel et à la sacralité qui accompagnent habituellement ce rite », souligne la légende de l'oeuvre d'art.

    Elle était présentée dans le cadre d'une exposition « Group Therapy », inaugurée le 15 septembre

    La saisie par le tribunal de Bolzano a eu lieu à la suite d'une plainte d'Alliance Nationale (AN, droite conservatrice) qui a dénoncé « l'atteinte au respect de ce qui constitue une référence pour toute communauté » d'un pays.

    Le musée, qui a reçu le soutien de l'Association des musées d'art moderne italiens (AMACI), fait valoir de son côté que « l'art est libre dans les démocraties ». (Source : Dépêche de l’AFP du 07 novembre 2006)

    A bientôt.


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  • Commentaires

    1
    Lundi 29 Avril 2013 à 23:26

    Quel feu d'artifice qu'est votre blog!!! Un hasard vous a conduit jusqu'à moi et moi je me promène avec bonheur dan vos pages! J'ai vu avec plaisir que Sittelle/Claudine est votre amie...elle est aussi la mienne!

    Que dire de plus???? J'ai beaucoup aimé cet article sur les hymnes qui ne sont après tout ...que de la musique!

    Bonne nuit

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