• G comme Gaucher (1/2)

    Beaucoup de sites pour gauchers se font fort de reproduire des listes entières de noms illustres, un peu d’ailleurs comme les sites gays qui se targuent de célébrités homos, au risque de faire le coming-out forcé de certains personnages. Curieusement aussi, le pourcentage estimé de gauchers est à peu près le même que celui des gays. Sauf qu’il ne s’agit pas des mêmes personnes (pas toujours en tout cas!). Mais ceci n’est certainement que le pur fruit du hasard.

    Certains sites ont alors au moins la délicatesse et l’objectivité de mettre cette « gaucherie » au conditionnel, alors que d’autres, plus larges d’esprit, se contentent d’affirmations impossibles à vérifier, donc gratuites dans bien des cas. Je me pose alors juste la question si oui ou non la latéralité est plus facile à assumer (si tant est qu’il faut l’assumer) quand on peut se référer à son illustre prédécesseur Jules César, ou Jimmy Hendrix ?

    Or donc, bien que les gauchers sont nombreux parmi les célébrités de notre histoire, je ne citerais ici que quelques noms de la liste « obligatoire » (et non vérifiée), ceci pour satisfaire à la curiosité de certains lecteurs droitiers qui ne se sont jamais penchés sur le problème, soit Platon, Léonard de Vinci, Michel-Ange, Picasso, Einstein et Napoléon, ou peut-être encore Barack Obama comme exemple sorti tout droit de l’actualité (sans oublier toutefois que ses 4 prédécesseurs George W. Bush, Bill Clinton, George Bush père et Ronald Reagan l’étaient également).

    G comme Gaucher (1/2)

    Il va pourtant de soi que ce billet sera, comme de coutume, consacré aux musiciens et aux compositeurs. Et pour des raisons évidentes, un peu plus aux musiciens qu’aux compositeurs. Car d’une part, la partition d’un concerto pour la main gauche peut très bien avoir été écrite avec la main droite, alors que l’interprétation avec la main droite de ce dit concerto pour la main gauche risque de poser quelques problèmes d’ordre technique! D’autre part, bon nombre de compositeurs du passé et du présent étant des musiciens talentueux, souvent même virtuoses, la latéralité pose naturellement d’avantage de problèmes à l’interprète qu’au compositeur.

    Mais pour commencer, qu’est vraiment, un gaucher ?

    Etre gaucher signifiait surtout et pendant longtemps être mal vu dans les sociétés. Depuis l'Antiquité, on observe l'opposition de la gauche et de la droite. La droite symbolise le bon, le beau et la gauche le mal, le sinistre. C'est à gauche qu'en architecture ancienne se trouve la représentation de l'enfer et à droite le ciel. Chez la plupart des peuples, on rencontre cette idée de mauvais et de bon associée à la main gauche et à la main droite. Pour les Grecs, par exemple, la main gauche est malfaisante et fausse; en revanche, tendre la main droite est un signe d'amitié, de relations loyales. Les Chinois lettrés, eux, laissaient pousser les ongles de leur main gauche pour ne pas pouvoir se servir de cette main.

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    Je ne peux pas affirmer avec certitude que l’homme sur cette photo soit un chinois lettré, mais toujours est-il qu’il rencontre passablement de difficultés à se servir de sa main gauche !

    En Asie également (Chine, Japon etc.), l'usage de la main droite est encore de nos jours quasiment imposé pour certaines activités. Ainsi, l'écriture des sinogrammes ne se fait qu'avec la main droite, et à table, il est considéré comme malpoli de tenir ses baguettes dans la main gauche. En Occident, la main gauche (sinistra en latin) a longtemps été associée à une symbolique extrêmement négative; voilà pourquoi on avait par le passé tendance à transformer systématiquement les gauchers en droitiers, en particulier pour écrire (ndlr : je sais de quoi je parle !), et ceci avec des méthodes pas toujours très adroites, par exemple en leur attachant la main gauche dans le dos.

    D’ailleurs, saviez-vous qu’en mettant l'alliance à la main gauche, on neutralise les méfaits de celle-ci, puisque l'anneau est une sorte d'amulette qui préserve (ou qui d’après la superstition est au moins censé le faire !) les gens mariés des tentations et des mauvaises intentions ?

    Etre gaucher, c’est aussi faire partie d’environ 8 à 15 % d’êtres différents dans un monde résolument droitier. Ce pourcentage s’avère pourtant extrêmement variable selon les pays, car il dépend fortement des différences culturelles, et c’est dans les pays les moins « tolérants » tels que l’Asie et l’Afrique que l’on trouve forcément le plus petit pourcentage de gauchers !

    Cette sectorisation mathématico-statistique déjà très approximative s’avère être beaucoup moins précise encore quand on approfondit un peu le sujet, puisqu’un gaucher n’est pas simplement un gaucher, mais un gaucher intégral, ou un gaucher homogène, un gaucher partiel, un gaucher céphalique, un gaucher contrarié ou encore un ambidextre. Dans beaucoup de cas, surtout quand il s’agit de personnes disparues depuis longtemps, et excepté celui du gaucher contrarié par mutilation, ces détails ne nous sont tout simplement pas connus, ou quasiment impossible à vérifier, et sont d’ailleurs dans bien des cas ignorés par la personne concernée elle-même.

    Pour ceux qui s’y intéressent, voici le lien vers un excellent site qui comprend une foule d’explications à ce sujet : http://www.lesgauchers.org, qui donne d’ailleurs carte blanche à « l’historien » des gauchers,  Pierre-Michel Bertrand.

    Toujours est-il que, la majorité des êtres humains étant droitière, la plupart des objets manufacturés non symétriques ou ayant un sens normal d'utilisation sont ainsi fabriqués pour être utilisés par un droitier. Parmi ces instruments perfides contre lesquels un gaucher lutte quotidiennement se trouvent les ciseaux, ouvre boites, tire-bouchons, souris d’ordinateur, cartes à jouer, manettes de jeux etc. Et par extension, puisque nous nous trouvons dans un monde de musiciens, tous les instruments de musique ! Oui, tous !

    Alors même en admettant que si les mentalités ont évolués entretemps et qu’être gaucher ne signifie plus être maudit ou déconsidéré, il n’empêche que les difficultés liées à cette latéralité ne sont certes pas insurmontables, mais restent innombrables.

    Mais qui donc parmi toutes les célébrités de la musique classique fait partie (ou peut-être justement pas) de ce groupe de gens « à l’envers »?

    La tradition veut que le compositeur Bach fût gaucher. Voici ce qu’en dit Pierre-Michel Bertrand, auteur de « l’Histoire des gauchers » et du « Dictionnaire des gauchers » (Édition Imago) à ce sujet : « Prenons le cas de Bach. La légende de sa gaucherie provient d’une note du très sérieux « Dictionary of music and musicians de Grove » (1889): « Bien qu’il fût gaucher […], sa précocité musicale était remarquable. »

    Soit. « Sauf que Grove ne parle pas ici du Jean-Sébastien Bach célèbre dans le monde entier, mais… d’un de ses fils (connu des seuls mélomanes, et encore) ! Quand on dit que Bach était gaucher, il faut donc préciser Carl Phillip Emmanuel Bach !  Ce qui fait, tout de même, une sacrée différence. »

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    Carl Philip Emanuel Bach


    Ludwig van Beethoven l’était également. Soi-disant. Le biographe Anton Felix Schindler, qui a publié en 1840 une « Vie de Beethoven » prétendait qu’il dirigeait avec la main gauche. Ceci n’a pourtant jamais été confirmé, et Schindler n’était apparemment pas non plus le plus fiable des biographes, car de récentes découvertes ont montré que Schindler avait volontairement ajouté certains détails ou modifié certains événements en altérant de sa main les cahiers de conversation de Beethoven. Ceci a d’ailleurs obligé les biographes modernes à complètement revoir des pans entiers de l'analyse de la vie et de l'œuvre de Beethoven, puisqu’ils s'étaient tous basés sur le travail de Schindler. (Source : Wikipedia)

    D’autre part, toutes les images montrent Beethoven avec le bâton dans la main droite! Seulement voilà, depuis que vous avez lu mon billet « P comme Portrait », vous connaissez comme moi la très relative fiabilité des portraits de cette époque!

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    Ludwig van Beethoven

    Le compositeur et pianiste polonais Frédéric Chopin fait également partie du fameux lot. La pianiste française Hélène Grimaud, elle-même gauchère déclarée (« Je suis une gauchère pure. Et je suis ravie de ne pas être associée à la main droite; mon être entier est gaucher. La droite, c'est la norme, c'est l'ordre; la gauche, c'est le fantasque et je suis plus pour le fantasque que pour l'ordre... ») dit qu’elle « aime jouer Chopin, parce qu’il était gaucher comme moi, et qu’il est le premier compositeur, sinon le seul, à avoir écrit dans ses musiques pour piano des parties solides pour la main gauche, qui n’y est pas réduite à un rôle secondaire. »

    Ce que dément Pierre-Michel Bertrand: « Freud, Vinci ou Hendrix par exemple étaient gauchers. Mais Einstein, Chopin et Napoléon pas du tout, malgré ce qu’on a pu prétendre! »

    Alors, qui faut-il croire ? J’aime beaucoup entendre jouer la belle et talentueuse Hélène Grimaud, mais dans ce cas précis, je me fierais plus volontiers à P.-M. Bertrand, probablement plus solidement documenté à ce sujet!

    Il est reconnu par contre que Chopin a incontestablement émancipé la main gauche. Et dans ce sens, je cite alors volontiers ce qu’écrit la même Hélène Grimaud dans son ouvrage « Variations sauvages » : « Chopin a donné une voix propre à la main gauche, il a exigé d'elle une vertigineuse virtuosité. (.. .) J'aime Chopin pour l'harmonie dans l'asymétrie qu'il exige dans le doigté des deux mains et, partant, pour l'amplitude, la plénitude nouvelle qu'il offre au clavier. »

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    Frédéric Chopin

    Wolfgang Amadeus Mozart est supposé l’avoir été. Mais d’abord, chez un pianiste, qui de par sa formation dispose (ou devrait disposer) de deux mains complètement indépendantes, peut-on encore parler de gaucher ou de droitier ? Si déjà, la désignation ambidextre serait alors beaucoup plus adéquate!

    Selon Geza Loso, pianiste, éditeur et pédagogue hongrois, inventeur du premier piano pour gauchers, on peut, en tant que gaucher, techniquement bien jouer avec la droite. Mais en ce faisant, on perd l’émotion du jeu. Alors, afin de donner à son jeu l’expression juste, Mozart aurait, dans presque chaque deuxième sonate, joué à mains croisées! Donc?

    D’aucuns qui réfutent la gaucherie de Mozart se réfèrent à un tableau sur lequel on voit Mozart, sur le lit de mort, en train de composer le « Requiem » et où il écrit de la main droite !

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    Voici ce fameux tableau montrant Wolfgang Amadeus Mozart, sous le regard de sa femme, Constance, composant sur son lit de mort le célèbre Requiem (tableau de William James Grant)

    Mais la belle blague que voici! Car une fois de plus, ce tableau n’a pas été peint du vivant de Mozart, puisque Grant est née 38 ans après le décès de Mozart ! D’autre part, il est idéalisé à souhait et ne constitue de ce fait nullement une preuve de quoi que ce soit ! Excepté de la crédulité des gens qui sont prêts à avaler des couleuvres sans sourciller !

    Le violoniste et compositeur Niccolò Paganini est supposé avoir été gaucher. Ses compositions et entre autres les « Vingt-quatre Caprices pour violon solo » ont contribué à développer la technique de cet instrument avec l'utilisation du mélange des techniques pizzicato et arco (avec cette particularité de faire son pizzicato de la main gauche).

    Selon certains spécialistes, il est fort possible que Paganini a souffert du syndrome de Marfan, qui consiste en une hyperlaxité ligamentaire. Quoi qu'il en soit, il a bénéficié, en sus de talents innés et d'une technique développée, d'une morphologie très particulière : il avait l’épaule gauche plus haute, et ses mains, sans être plus grandes que la normale, étaient dotées d'une extensibilité hors normes. « Ainsi, par exemple, il imprimait aux premières phalanges des doigts de la main gauche qui touchait les cordes, un mouvement de flexion extraordinaire, qui les portait, sans que sa main ne se dérange, dans le sens latéral à leur flexion naturelle, et cela avec facilité, précision et vitesse. » Avec cette technique, il a fait sensation dès son plus jeune âge. (Source : Wikipedia)

    D’autre part, son sens auditif était des plus développés et la sensation était beaucoup plus forte du côté de l’oreille gauche.  Les pavillons de ses oreilles étaient en effet admirablement disposés pour recevoir les ondes sonores. « La délicatesse de l’ouïe de Paganini surpasse tout ce qu’on pourrait imaginer. » écrit Francesco Bennati, auteur d’une Notice physiologique sur Paganini (1831). « Au milieu de l’activité la plus bruyante des instruments de percussion de l’orchestre, il lui suffisait d’un léger toucher du doigt pour accorder son violon. » (Source : cvm.qc.ca/encephi/Histoire/Paganini)

    Dès lors, il est indéniable qu’en matière de gaucherie homogène, aucun autre musicien ne pouvait ni ne pourra jamais se mesurer à Paganini –

    ceci d’autant moins que selon le rapport du médecin légiste qui s’est occupé des ses restes, une de ses testicules avait, elle, apparemment la taille d’un pamplemousse. La gauche, bien entendu ! (Voir mon billet « P comme Pénis). 

     

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    Niccolo Paganini

    Puis nous y trouvons également le compositeur russe Sergei Rachmaninov. Sa soi-disant latéralité est sempiternellement associée au fait qu’il pouvait couvrir, de sa main gauche, 12 clés blanches ce qui représente une octave et demi, soit la plus grande surface de piano jamais mesurée. Mais en quoi ce fait, qui devient purement anecdotique dans un tel contexte, prouve-t-il quoi que ce soit au sujet de la « gaucherie » de Rachmaninov ? Quant à la taille exceptionnelle de ses mains, je ne sais plus qui a dit un jour : « Dieu soit loué que Rachmaninov n’ait jamais composé aucune musique pour une main seule. Avec une telle portée, il aura probablement été la seule personne au monde à pouvoir la jouer. »

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    Sergei Rachmaninov

    Au sujet de Maurice Ravel, compositeur français, je n’ai trouvé aucune indication relative à une latéralité quelconque, et ce n’est tout de même pas parce que tous les sites consacrés aux célèbres gauchers se targuent de son nom, ni même parce qu’il a écrit le fameux « Concerto pour la main gauche » (une commande du pianiste manchot Wittgenstein), que Ravel ait été gaucher pour autant.

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    Maurice Ravel


    Le compositeur Robert Schumann par contre était bel et bien ce que P.-M. Bertrand appelle un « gaucher malgré lui », autrement dit un « droitier contrarié ». En voici la raison : Lors de la composition de ses premières œuvres, et trouvant ses progrès pianistiques trop lents, il a alors invente, dans sa frénésie, un appareil pour travailler l'indépendance des doigts, avec une poulie accrochée au plafond. Avec, comme résultat, qu’au printemps 1832, le majeur de sa main droite a définitivement été paralysé. Et son rêve du virtuose envolé à jamais !

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    Robert Schumann

    Tournons-nous maintenant vers les nombreux solistes qui font partie du groupe des droitiers contrariés :

    La pianiste anglaise Harriet Cohen (1895-1967), égérie et compagne du compositeur Armold Bax, a été blessé à la main droite en 1948. Elle s’est alors consacrée à la musique de son temps, en particulier aux œuvres de Béla Bartók et d'Arnold Bax, de qui elle a d’ailleurs reçu en dédicace l’œuvre tardive « Concertante for orchestra with piano (left hand) » (1949). Cette oeuvre ne fait donc pas partie, contrairement à une idée fort répandue, des partitions pour la main gauche composées pour le pianiste Paul Wittgenstein. (Source : Répertoire juin 1999)

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    Harriet Cohen

    La carrière éclatante de Leon Fleisher, légitime « héritier d’Arthur Schnabel », que l’on a compté en 1959 parmi les dix meilleurs musiciens américains, n’aura durée que douze ans. La main droite s’est affaiblie, les nerfs rapidement touchés, tant et si bien que les doigts étaient à jamais inutilisables. Fleisher a alors commencé - tout en restant un excellent professeur au Peabody Conservatory de Baltimore - une carrière de chef d’orchestre, en même temps qu’il a étudié dans les années suivantes, toutes les grandes oeuvres « pour la main gauche » - au nombre de quatre cent cinquante, paraît-il! En 1984, au bout de dix-sept ans de silence, Fleisher a joue le « Concerto pour la main gauche » de Ravel - et renoué avec ses triomphes d’autrefois: sa technique parfaite lui a fait atteindre de nouveaux « sommets inégalés de virtuosité ». (Source : Guide complet de la collection « Grands pianistes du 20e siècle»)

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    Leon Fleisher

    L’extrait suivant du « Concerto pour la main gauche » de Maurice Ravel a été enregistré en 1992 à la Waldbühne de Berlin, avec Leon Fleisher au piano, accompagné par la Philharmonie de Berlin sous la direction de Georges Prêtre :

    En 1930, alors qu’il a enregistré les « Nocturnes » de Chopin à Londres, le pianiste polonais naturalisé américain Leopold Godowsky (1870-1938), interprète de premier plan, a été victime d’une attaque cérébrale, qui a irrévocablement endommagé sa main droite et le système des réflexes moteurs. Il n’a plus jamais joué au piano en public et a sombré dans une profonde dépression. (Source : godowsky.com/Biography/biol)

    Ce qui me parait très troublant dans ce cas, c’est que, bien plus que n’importe quel autre composteur, il a écrit (ou transcrit) des nombreuses œuvres pour la main gauche seule, et qui datent pourtant toutes d’avant cet accident (Etude, Impromptu, Suite, Intermezzo, Elégie, Capriccio).

    Simple hasard?

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    Leopold Godowsky

    Tragique destin également que celui du pianiste et compositeur néerlandais Cor de Groot (1914–1993) qui, à l’âge de quarante-cinq et en pleine gloire internationale, s’est retrouvé paralysé de la main droite - pendant les 34 dernières années de sa carrière, il a donc du se limiter au répertoire pour la main gauche, en plus de ses activités de compositeur puis de directeur musical de la Radio néerlandaise. Il a notamment fait des arrangements de plus de 80 œuvres pour la main gauche. (Source: Wikipedia) 

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    Cor de Groot

    Gary Graffman, né en 1928 de parents russes, est un vénérable pianiste américain qui à fêté ses 80 ans en 2008. Il a fait ses débuts à l’âge de 10 ans avec un récital au Town Hall à New York, et après avoir remporté le prix Rachmaninov, il a commencé sa carrière de pianiste concertant avec Eugene Ormandy et le Philadelphia Orchestra. Encore maintenant, il détient le record du seul pianiste soliste à avoir enregistré avec les 6 orchestres les plus cotés des Etats-Unis (New York, Philadelphia, Boston, Cleveland, Chicago and San Francisco).

    En 1979, une blessure à la main droite a brièvement interrompu sa carrière. Il a alors développé un répertoire de pièces pour piano écrites pour la main gauche exclusivement, d’abord avec les concerti pour piano crées initialement pour Paul Wittgenstein. Ensuite il a donné en première des œuvres nouvelles pour la main gauche de compositeurs contemporains tels que Daron Hagen (Seven Last Words), Richard Danielpour (Concerto pour piano N° 3, « Variations Zodiac »), Luis Prado (Concerto pour piano pour la main gauche), Ned Rorem (Concerto pour piano N° 4) et Stanislaw Skrowaczewski (Concerto Nicolo). Avec son ami et collègue Leon Fleisher, il a également donné en première le Concerto « Gaea » pour deux pianos main gauche et orchestre de William Bolcom. (Source : npr.org templates/story)

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    Gary Graffman

    (à suivre….)


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