• A comme Accident

    On nomme « accident », ou « signe accidentel » en musique les dièse, bémol et bécarre, parce que ces signes, placés devant les notes, les altèrent momentanément en les haussant ou en les abaissant d’un demi-ton. Ainsi, le dièse et le double dièse marquent l’élévation, le bémol  et le double bémol, l’abaissement.

    A comme Accident

     

    Or, dans l’univers de la musique, comme partout ailleurs, il y a fatalement d’autres accidents, je veux parler d’évènements qui, dans le meilleur cas, peuvent paraître comiquo-tragiques et éventuellement même faire sourire le témoin ou le lecteur. Des accidents aussi qui, dans d’autres cas, ont provoqué une interruption temporaire d’activité, bénéfique à la réflexion et à la création, ou encore, et aussi étonnant que cela puisse paraître, qui sont devenu source d’inspiration. Et puis il y a les accidents qui se sont avérés douloureux, aux conséquences dramatiques, que ce soit par une réorientation forcée vers une autre activité, la cessation brutale et irrémédiable d’une carrière prometteuse ou confirmée, voire la disparition brutale d’un artiste ou d’un compositeur, et dont l’absence irrévocable crée une béance tout aussi profonde parmi ses proches que dans les salles de spectacle.

     

    A comme Accident

    Photo kilmann

     

    Comme ouverture, mais en tant que mouvement à part entière, voici donc quelques cas d’accidents restés heureusement sans conséquences trop dramatiques – ou tout au moins sans issue fatale : 

    La sortie, prévue pour avril 1997, d’un disque du trompettiste norvégien Ole Edvard Antonsen (1962-), avec de la musique contemporaine pour trompette et piano (accompagné par Wolfgang Sawallisch au piano), a dû être retardée d’un mois a cause d’un accident. Non loin de son domicile à Oslo, Antonsen est entré en collision avec un élan. Il semble qu’en Norvège, les trompettistes ne doivent pas uniquement se soucier de leur embouchure. L’élan et la voiture ont été les plus endommagés, mais Antonsen a subi des blessures suffisamment graves pour qu’il retarde d’un mois son approbation finale de la bande. (Source : CLASSIC FM, juin 1997)

    A comme Accident

    Ole Edvard Antonsen

     

    Le ténor italien Fabio Armiliato a failli passer l’arme à gauche durant l’été 1995; il chantait Cavaradossi, dans « Tosca », au Festival de Macerata. Au troisième acte, il devait se faire assassiner, comme d’habitude, par un soldat. Mais la balle à blanc était chargée avec trop de poudre. Sa botte a été transpercée et sa jambe heurtée. Lorsque Tosca (la cantatrice Raina Kabaivanska) est accouru vers lui, elle l’a entendu murmurer « Appelle une ambulance! » Puis il s’est évanoui à la vue de son sang. Une heure plus tard, le ténor - aux petits soins - a déclara qu’heureusement, le soldat ne l’avait pas visé à la bonne hauteur.... (Source : Le Temps, Samedi Culturel, 2 juin 2001)

     

    Mais Armiliato ne s’est pas arrêté en si bon chemin:

     

    Depuis ce soir fatal, le ténor italien fait partie des victimes de « grands accidents d’opéra » car, toujours lors des représentations de Macerata, le malheur a même frappé une seconde fois ! Et si bien des malheurs sont liés au saut de Tosca des créneaux du château de Saint-Ange, jamais encore son amant Cavaradossi en a été affecté. Il en a été autrement pour Armiliato:

    Lors d’une des représentations suivantes, il s’est fracturé l’autre jambe. « Ne quitterai-je donc jamais cette scène debout? » s’est-il écrié en se faisant évacuer pour la seconde fois sur un brancard. (Source : BBC MUSIC 1995)

     

    Voici Fabio Armiliato dans le rôle de Cavaradossi, avec Daniela Dessi en Tosca, dans le duo du 3ème acte. Il s’agit d’une production de Robert Carsen enregistrée en live à Venise, et à ma connaissance, cette fois-ci Armiliato est sorti indemne de la scène :

     

    Une grande partie de l’enfance du pianiste et compositeur anglais John McCabe (*1939) était un combat contre la maladie, causée par un accident qui a failli lui être fatal: « Quand j’avais près de trois ans, je suis tombé dans le feu et j’ai été gravement brûlé. A la maison, nous avions une cheminée avec un immense pare-étincelles - qui était bien plus grand que d’habitude. Néanmoins, je l’ai escaladé et je suis tombé dans le feu, alors que personne ne se trouvait dans la pièce. J’ai donc été bien rôti et on m’a emmené à l’hôpital. Comme résultat, ma résistance aux infections a été complètement détruite. On m’a toujours dit qu’il suffisait que quelqu’un avec un rhume marche de l’autre côté de la rue pour que je l’attrape. » (Source : Classic CD 1999)

     

    En automne 1829, le compositeur français issu d’une ancienne famille de l’aristocratie anglaise Georges Onslow (1784-1853) venait d’achever le premier allegro de son quinzième quintette lorsqu’il a été, à l’occasion d’une chasse au sanglier, gravement blessé d’une balle. Dès cet accident, la composition a pris un tour nouveau, en ce qu’elle est devenue une paraphrase autobiographique qui dépeint assez fidèlement la situation de son auteur. Les préparatifs, le coup de feu, la douleur, la convalescence: tout le récit de cette péripétie est prétexte à une description imagée par la musique - l’histoire d’un accident de chasse, qui a failli tuer le compositeur, et qui l’a néanmoins laissé sourd d’une oreille. Elle a été nommée « Douleur et Délire » Après sa guérison, il désira que le public connût ce morceau tel qu’il l’avait créé et, pour lui donner un sens, il l’a fait suivre de deux autres intitulés « Convalescence » et « Guérison ». Ils forment le 15e quintette de George Onslow. (Source : Symphonia N° 28)

    Aujourd’hui pour ainsi dire oublié, Onslow a de son temps souvent été qualifié de « Beethoven français », tant qu’on a estimé qu’il en était le digne et unique successeur. Or, le fait qu’il souffrait, comme son illustre « modèle », de troubles de l’ouïe (consécutifs à cet accident de chasse) n’est que pure coïncidence !

     

    A comme Accident

    George Onslow

     

    Le pianiste vaudois Cédric Pescia, né en 1976 à Lausanne, a sorti en 2004 un CD qui a fait sensation, les fameuses « Variations Goldberg » de Johann Sébastien Bach, un disque encensé par la critique. C’est le prélude à une tournée qui doit l’emmener au Carnegie Hall à New York, puis dans les plus grandes salles de concert d’Europe. Hélas, au moment ou toutes les portes s’ouvrent à lui –

    Une portière de voiture s’ouvre aussi, alors que Cédric roule en vélo sur la Kantstrasse à Berlin, où il réside. C’est l’accident. Cédric, projeté sur la route, tombe sur sa main droite. « J’avais  des bleus partout, raconte le pianiste. Ma main enflait et le lendemain, je devais jouer à Amsterdam…. Je me rue à l’hôpital. Après quatre heures d’attente, un stagiaire me fait une piqûre de cortisone et m’assure que je pourrais jouer. Mais la douleur augment. J’annule le concert. »

    C’est le départ d’un long tunnel pour Pescia. Son tendon extenseur déchiré l’immobilise durant huit mois. Il doit annuler plus de 50 concerts. « Moralement, j’étais au plus bas. A un moment j’ai cru que le piano était fini pour moi… »

    L’automobiliste, lui (ou elle, car Cédric ne sait toujours pas qui s’est), ne s’est même pas arrêté pour lui porter secours !

    Pendant les huit mois de convalescence, Pescia a combattu pour pouvoir rejouer et rapprivoiser son piano. Durant cette période, et c’est là où réside le paradoxe, il a fait tant de musique dans sa tête – car il ne pouvait plus en faire avec ses doigts, que cela l’a fait réfléchir sur cet art. Cela l’a enrichi. D’être tombé dans cet abîme l’a fait découvrir une soif de combattre le destin qu’il n’imaginait pas en lui. Et il a découvert aussi la force de soutien de ses proches, de son agent, et de Claves, son producteur de disques qui, à aucun moment, n’ont douté de lui.

    Le vélo, à Berlin, c’est son moyen de transport préféré. Après l’accident, il a tenu à faire réparer le sien. Et, à la fin de l’été 2005, au moment où il a pu se dire que la page de cet accident était tournée …

    Il se l’est fait voler ! (Source : LeMatin, 03.11.2006, interview donné à Pascal Pellegrino)

    A comme Accident

    Cédric Pescia

     

    A partir du moment où ses opéras commençaient à lui rapporter beaucoup d'argent, le compositeur italien Giacomo Puccini (1858-1924) a mené grand train de vie. Il a acheté des domaines offrant la possibilité de chasser les oiseaux aquatiques et s'est adonné à son sport favori - la vitesse - d'abord en bicyclette, ensuite avec des voitures et finalement avec des vedettes rapides. Avec l'une de ses voitures, il a eu un accident qui l’a rendu boiteux et la guérison de ses nombreuses fractures a pris 8 mois. Une partie de ce temps, il a toutefois pu le consacrer à la composition de son prochain opéra : « Madame Butterfly ». (Source : Lexique de la Musique)

    A comme Accident

              Giacomo Puccini

    Dans les cas suivants par contre, un accident a entraîné la victime vers un abandon forcé de la vocation première,  pour le contraindre à une réorientation de carrière :

     

    Le chef d’orchestre français Emmanuel Krivine (*1947) a d'abord été un brillant violoniste, premier prix du Conservatoire de Paris à l'âge de 16 ans. Mais le destin a choisi pour lui: en 1981, à la suite d'un accident de voiture, il a du abandonner le violon. (Source : lexpress.fr)

    A comme Accident

     

    Emmanuel Krivine

     

    Dans la famille du violoniste et chef d’orchestre Tibor Varga, les histoires d’os cassés dansent, avec les vocations, un mystérieux ballet. En 1917, son père Lajos Varga, alors qu’il était devenu un excellent violoniste, a été mobilisé et blessé à un bras, d’une lésion irrémédiable. A peine ébauchée, sa carrière d’interprète était terminée. C’est ainsi qu’il est devenu luthier.

    En 1956, son fils Gilbert Varga, âgé de 4 ans, a contracté une forme d’infection des os, la maladie de Brody. Les médecins, impuissants à le soigner, conseillèrent le changement radical de climat. C’est ainsi que la famille Varga est venue en Valais. Gilbert était un fantastique violoniste, mais il a dû renoncer après un accident de voiture à 18 ans. Il a trouvé sa voie avec la direction d’orchestre.

    Quant à la fille Suzanne Varga, elle aussi était une bonne violoniste, mais elle s’est cassé le poignet à 12 ans. Après avoir cherché sa voie, elle a fini par revenir à la musique : elle joue et enseigne le violoncelle. (Source : Le Temps, juin 2001)

                             

    Dans d’autres cas encore, les séquelles laissées par un accident ont tout simplement signifiés la fin d’une carrière, prometteuse ou confirmée :

     

    Du côté de sa mère, la pianiste française Monique de la Bruchollerie (1915-1972) était une descendante du compositeur François Adrien Boïeldieu et son père était un cousin d’André Messager. Après des études avec Alfred Cortot et Emil von Sauer, élève de Liszt, elle a été invitée en 1946 déjà en Pologne, avec l’Orchestre Philharmonique National Polonais. Ses débuts aux USA ont eu lieu le 14 décembre 1951 avec le Boston Symphony Orchestra, sous la baguette d’Ernest Ansermet, et peu de temps après, son interprétation du « Concerto N° 3 pour piano » de Rachmaninov au Carnegie Hall de New-York était un immense triomphe. Elle s’est également produite à Philadelphia, Chicago et dans d’autres villes américaines, puis en Amérique du Sud, en Russie et en Afrique et elle a donné une série de concerts en Allemagne avec Sergiu Celibidache. Durant toute sa carrière, elle s’est également consacrée à l’enseignement et elle occupait une chaire au Conservatoire de Paris.

    En 1969, pendant une série de concerts en Roumanie, elle a été blessée lors d’un accident de voiture, blessure qui a interrompu sa carrière et qui l’a laissé infirme de la main gauche. (Source : en.chopin.nifc.pl

     

    L’organiste et compositeur français Maurice Duruflé (1902-1986) a été sérieusement blessé le 29 mai 1975 dans un accident de voiture. Il a alors du abandonner les concerts et céder sa place d’organiste à Saint-Etienne-du-Mont à son épouse, Marie-Madeleine Chevalier-Duruflé, également organiste et elle-même blessée dans le même accident. Il est resté confiné dans son appartement jusqu’à sa mort, en 1986, dans une clinique de Louveciennes. (Source : Wikipedia)

    A comme Accident

    Maurice Duruflé

    Mettons entre parenthèses tous les cas de disparition dues à un accident d’avion, déjà évoqués dans le billet « A comme Avion », soit de :

     

    -         Guido Cantelli (1920 – 1956), chef d’orchestre italien

    -         William Kapell (1922-1953), pianiste américain

    -         Eduardo Mata (1942-1995), chef d’orchestre mexicain

    -         Grace Moore (1898-1947) soprano américaine

    -         Ginette Neveu (1919-1949), violoniste française

    -         Jean-Paul Neveu, pianiste, frère de Ginette

    -         Jacques Thibaud (1880-1953), violoniste français

    A comme Accident

    pour ne citer ici que les victimes d’autres accidents, hélas encore très nombreux et toujours funestes:

    Le pianiste et compositeur français Charles-Valentin Alkan (1813-1888) est décédé le 29 mars 1888. La légende veut qu’il ait été écrasé par sa bibliothèque en saisissant le Talmud, rangé dans le dernier rayon du haut. Cette version est toutefois démentie par une lettre d’un élève d’Alkan, qui explique que celui-ci a succombé (un peu moins poétiquement il est vrai) sous le poids d’un lourd porte-manteau.

    Quant à la version officielle, elle mentionne tout simplement un « accident domestique », sans plus de précisions !

    Aussi fantaisiste qu’elle soit, cette légende révèle « l’inquiétante étrangeté » de ce créateur méconnu, retiré de la vie publique à l’âge de 25 ans pour traduire la Bible (?) qu'il rêvait de mettre intégralement en musique, et dont le génie hermétique et la personnalité à double face typiquement romantique l’ont trop longtemps condamné au rayon des demi-artistes pittoresques. (Source : Wikipedia)

    A comme Accident

    Charles-Valentin Alkan

     

    Au sommet de sa carrière, le ténor allemand Peter Anders (1908-1954) s'est tué à Hambourg au volant de sa voiture, une Mercedes 300 Cabriolet. Il avait 46 ans. Avec ses interprétations du Rodolfo dans la « Bohème », de Florestan dans « Fidelio », de Cavaradossi dans « Tosca » ainsi que les rôles titres dans Othello et Lohengrin, Anders a constitué des références valables jusqu’à nos jours. Ses funérailles, célébrées au cimetière de Hambourg-Ohlsdorf, étaient les plus grandes depuis la fin de la seconde guerre mondiale, tant sa disparition représentait une perte sévère pour l’opéra et pour le public. (Source : Wikipedia)

    A comme Accident

             Peter Anders

     

    L’anglais Dennis Brain (1921-1957) était considéré comme le meilleur corniste classique du siècle dernier. De nombreux compositeurs contemporains tels que Benjamin Britten ou Paul Hindemith lui ont dédié des œuvres et Francis Poulenc lui a rendu hommage dans son « Elégie pour cor et piano ». Le 1er septembre 1957, Dennis Brain rentrait à Londres après avoir joué avec son quintette à vent au festival d’Edimbourg. Près de Barnet, il s’est tué au volant de sa voiture de sport Triumph TR2. Brain était un passionné de voitures rapides et on sait que pendant les séances d’enregistrement des « Concerti pour cor et orchestre » de Mozart, la revue « Autocar » était posée sur son pupitre alors qu’il jouait les œuvres de mémoire.

    Ces « Concerti » précisément, enregistrés avec Herbert von Karajan et le Philharmonia Orchestra, sont toujours considérés par beaucoup comme la version définitive. (Source : Wikipedia)

    A comme Accident

    Voici un des rares documents filmés qui existent de Dennis Brain, et dans lequel il joue la Sonate pour cor et piano op. 17 de Ludwig van Beethoven, accompagné par Denis Matthews au piano :

     

     

    Le 2 février 1789, en se rendant à Saint-Gervais, une des nombreuses églises où il exerçait ses talents d’organiste, le musicien et compositeur Armand-Louis Couperin (1727-1789) a été renversé et blessé à mort par un cheval fou qui avait désarçonné son cavalier. (Source : TELERAMA, mai 2000).

     

    Curieuse coïncidence, bien que toujours le simple fait du hasard :

     

    Une des œuvres de Louis Couperin, « Le Tombeau de Monsieur de Blanc-Rocher », glorifie la mort d’un célèbre luthiste contemporain, Mr de Blanc-Rocher, décédé lui lors d’une chute accidentelle dans un escalier.

    A comme Accident

    Armand-Louis Couperin

     

    Le 10 juin 1899, en roulant en vélo dans la propriété du baron Laurent-Atthalin au Limay, le compositeur français Ernest Chausson (1855-1899) a heurté de la tête un des murs d'enceinte et succombé à une fracture du crâne. Il ne manqua pas de salonnards pour murmurer qu'il était ainsi « la première victime du cyclisme »... (Source : Diapason 1994 et Musicologie.org)

    A comme Accident

              Ernest Chausson

     

    En se rendant à Rome pour la première audition de son « Quatuor à cordes », le pianiste et compositeur français Claude Delvincourt (1888-1954) a été victime d’un accident de voiture survenu sur une route d'Orbetello (province de Grosseto, en Italie) qui lui a couté la vie. Son « Concerto pour piano » est resté inachevé.

     

    Le ténor autrichien Wolfgang Fassler a trouvé la mort à l'âge de 53 ans, dans un accident automobile survenu le 24 juin 1997 prés de Mannheim (Allemagne). Originaire de Vienne, Wolfgang Fassler était considéré comme l'un des principaux « Heldentenor » de sa génération et son répertoire était presque exclusivement wagnérien. (Source : 24 Heures, juillet 1997)

     

    Le belge naturalisé français César Franck (1822-1890), était un pianiste virtuose, organiste, professeur au Conservatoire de Paris et compositeur, bien qu’exceptionnellement tardif. Ses œuvres maitresses n’ont débuté qu’à l’approche de la cinquantaine. Au début du mois de mai 1890, Franck s’est rendu chez un ami pianiste. Son fiacre a alors été heurté par un omnibus, et la perche a blessé le musicien au côté droit. Un point pleurétique a été diagnostiqué et Franck semblait se remettre. Cependant, la progression de l'emphysème du poumon dont Franck était atteint inquiétait son docteur. Une nouvelle thérapie a été tentée. Mais l'état de santé du grand organiste s'est altère d’avantage, ne lui permettant même pas de retourner à ses orgues bien-aimées de Sainte-Clotilde, pour y jouer ses trois Chorals. Il s'est éteint au milieu des siens dans la soirée du 8 novembre 1890 et repose au Cimetière du Montparnasse. (Source : radiofrance.fr/francemusique/bio)

    A comme Accident

               César Franck

     

    Enrique Granados (1867-1916), pianiste et compositeur espagnol, a effectué en 1916 un voyage à New York pour assister à la première américaine de son opéra « Goyescas », première qui a été un franc succès. La tournée américaine s’est achevée dans l’enthousiasme. Sur le chemin du retour, Granados a embarqué avec sa femme à bord du Sussex, qui a fait la liaison de Londres à Barcelone. Le 24 mars 1916, le navire a été torpillé par un sous-marin allemand. Granados a réussi à rejoindre un canot de sauvetage mais, apercevant sa femme qui était en train de se noyer, il a sauté à nouveau à la mer: pour disparaître avec elle dans les flots. (Source : Wikipedia)

    A comme Accident

            Enrique Granados

     

    Issu d’une famille de meuniers, Jean-Baptiste Lully (1632-1687) est placé en 1646 comme garçon de chambre à la cour, chez Mademoiselle de Montpensier. En 1653, il entre au service de Louis XIV comme violoniste et danseur et l'année suivante, il est nommé compositeur de la musique instrumentale du roi. A la mort de Mazarin, en 1661, il est naturalisé et nommé Surintendant et compositeur de la chambre. Il profite de cette occasion pour franciser l'orthographe de son nom et se nomme dorénavant Lully.

    Lors d’une répétition du « Te Deum » qu'il devait faire jouer pour la guérison du roi, Lully n'arrivait pas à obtenir ce qu'il voulait des musiciens. D'un tempérament explosif, il s'est emporté et s’est violemment frappé un orteil avec son « bâton de direction », une longue et lourde canne surmontée de rubans et d'un pommeau richement orné, servant à l'époque pour battre la mesure en frappant le sol. La blessure s'est infectée et à cause de son refus d'une amputation d'un orteil par un chirurgien, la gangrène s’est propagée au reste du corps et a infecté en grande partie son cerveau. Lully est mort le 22 mars 1687. (Source : Musicologie.org et Wikipedia)

     

    A comme Accident

    Jean-Baptiste Lully

     

    Le 15 novembre 1862, lors d'une répétition de l'opéra « La Muette de Portici » de Daniel-François-Esprit Auber, la danseuse française Emma Livry (1842-1863) a agité par mégarde son tutu de gaze au-dessus de la herse éclairante. Celui-ci s'est enflammé et le feu l'a enveloppé très vite. Affolée, elle a traversé trois fois la scène avant qu'un pompier n'ait le temps de se précipiter sur elle. S'apercevant qu'elle allait être nue, Emma Livry a ramassé de ses mains les morceaux de l'étoffe enflammée pour s'en couvrir, aggravant de ce fait ses brûlures. Ce qui restait de son costume tenait au creux de sa main. Elle est décédée après 8 mois d'une longue agonie, emportant avec elle une époque qui aura marqué l'histoire du ballet romantique. Elle n'était âgée que de 21 ans.

    L'éclairage scénique de l'époque n'était bien évidemment pas électrique. Les artistes devaient alors asperger les costumes d'un produit non inflammable pour prévenir les accidents. Les danseuses préféraient toutefois ne pas y recourir car le produit décolorait les tissus blancs du tutu, lui conférant une couleur jaunâtre peu esthétique.

    On ne peut éviter de penser également à la mort identique de la danseuse britannique Clara Webster (1821-1844), qui a perdu accidentellement la vie durant une représentation de « The Revolt of the Harem », lorsque son costume a pris feu. Les brûlures étaient si graves qu'elle est décédée deux jours plus tard à l'âge de 23 ans. (Source: Wikipedia)

     

    Existe-t-il des musiques maléfiques ? L’anecdote suivant semble le prouver :

     

    Un air de l’opéra « Charles VI » de Jacques Fromental Halévy (1799-1862), qui est l’un des morceaux de bravoure de l’œuvre,  commence par « Oh! Dieu! Ecrasez-le! », paroles funestes  qui sont chantées par le héros à l'attention du traître de l'intrigue. L'opéra a été donné pour la première fois en 1852. Le ténor Maffiani, l'un des plus grands noms lyriques du siècle dernier, a entonné l'aria sous les ovations du public quand une poutre s’est détachée de la machinerie et a écrasé le chanteur qui jouait le rôle fatidique!

    Le lendemain, toute la presse a parlé de l'aria maudite, mais on aurait encore pu croire à une coïncidence. Cependant, le soir même, un autre membre de la troupe a été tué au même moment de la pièce, après qu'aient été chantés, toujours par Maffiani, les mots fatidiques. L'accident se reproduisit plusieurs fois et, désespéré, le grand ténor finit lui aussi par mourir d'une crise cardiaque ! (sic)

    On a fait interdire « Charles VI ». Napoléon III, qui ne croyait pas à la malédiction, demandait qu'on le joue pour lui et son épouse, en 1858. Ce soir-là, au moment où le ténor entonnait la fameuse aria, ils ont échappé l'un et l'autre de très peu à un attentat perpétré par des révolutionnaires italiens. (Source : Sorcellerie; Magie blanche ou Magie noire. Editions Atlas)

     

    Mais cette histoire est-elle vraie ? Je n’ai trouvé aucune source pouvant étayer cette anecdote, et toujours est-il que Nicolas Slonimsky, dans son livre « Slonimsky’s Book of Musical Ancedotes », paru en 1948 à Boston, au sujet du même air « Oh! Dieu! Ecrasez-le! », rapporte une autre version selon laquelle, par une étrange coïncidence, lors de trois représentations successives, une personne de l’audience serait tombée raide morte pendant cet air !

    Ce qui, honnêtement, me paraît tout aussi improbable que la poutre qui se détache trois fois de suite, et ceci toujours au même moment de l’opéra ! Mais les anecdotes ont la vie dure.

    Par contre, Slonimsky reprend bien le fait que ce soir-là, l’empereur Napoléon III a échappé de peu à un attentat perpétré contre lui !

     

    La mezzo-soprano María-Felicità García, d'origine espagnole, surnommée la Malibran, est née le 24 mars 1808 à Paris. Elle a incarné l'âge d'or du chant romantique et appartient au panthéon des divas légendaires, à la fois femme d'exception, chanteuse inoubliable, actrice née. Sa tessiture lui permettait d'aborder de nombreux personnages, dont les héroïnes de Mozart, Rossini, Beethoven, Bellini et Donizetti. Très applaudie, la cantatrice a compté de fervents admirateurs tels Chopin ou Liszt.

    En juillet 1836 à Manchester, alors qu'elle était enceinte, Maria Malibran a fait une chute de cheval, accident malencontreux pour cette cavalière passionnée pourtant expérimentée. Affaiblie, elle a continué cependant d'honorer ses engagements sur la scène, mais s'est éteinte épuisée à Manchester, en septembre suivant, à l’âge de 28 ans seulement. Alfred de Musset qui lui a dédié plusieurs stances, Lamartine dont un quatrain est inscrit sur sa tombe, ont cristallisé l'admiration de toute une époque pour celle qui a été a chanteuse la plus célèbre de son époque. La Malibran demeure une figure mythique et pour les divas après elle, un modèle d'abnégation et de probité artistique. (Source : classicnews.com)

    A comme Accident

    La Malibran 

     

    À partir de l’été 1933, le compositeur français Maurice Ravel (1875-1935) a commencé à présenter les signes d’une maladie neurologique qui allait le condamner au silence pour les quatre dernières années de sa vie. Troubles de l’écriture, de la motricité et du langage ont été les principales manifestations, tandis que son intelligence était parfaitement préservée et qu’il continuait de penser sa musique, sans plus pouvoir bientôt l'écrire ni la jouer. L’opéra « Jeanne d’Arc », auquel le compositeur attachait tant d’importance, ne devait jamais voir le jour. On pense qu’un traumatisme crânien consécutif à un accident de taxi dont il fut victime en octobre 1932 précipita les choses, mais Ravel, qui souffrait depuis longtemps d'insomnies récurrentes, semblait conscient du trouble depuis le milieu des années 1920.

    Le 19 décembre 1937, malgré les réticences du musicien, le professeur Clovis Vincent a tenté à Paris une intervention chirurgicale sur son cerveau dans l'hypothèse d'une atteinte tumorale. Ravel s’est réveillé un court moment après l’intervention, puis il a plongé définitivement dans le coma. Il s'est éteint le 28 décembre 1937, à l’âge de 62 ans. (Source : Wikipedia)

    A comme Accident

    Maurice Ravel

     

    Vers la fin de la seconde guerre mondiale, le compositeur autrichien Anton Webern (1883-1945) a quitté Vienne pour s’installer à Mittersill, près de Salzbourg, croyant que le monde y était plus sûr. Le 15 septembre 1945, pendant l’occupation de l’Autriche par les alliés, il a accidentellement été abattu par une sentinelle américaine alors que malgré le couvre-feu, il était sorti fumer un cigare sur la terrasse. (Source : brahms.ircam.fr/composers)

     

    Toutefois, selon le récit « La mort d’Anton Webern » de Gert Jonke, paru aux éditions Verdier, Webern n’aurait pas été tué par erreur, mais abattu froidement de trois coups de pistolet par un soldat, cuisinier de l’armée américaine qui se livrait au marché noir et craignait d’être espionné.

    A comme Accident

    Anton Webern

     

    Fritz Wunderlich (1930-1966) possédait la voix de ténor la plus belle et la plus rayonnante jamais sortie d'Allemagne, et en quelques années, il était devenu une des stars du lyrique de cette époque, tout en conservant une très grande simplicité. De plus, c'était un des rares ténors allemands à pratiquer avec autant d'aisance le répertoire italophone que germanophone (chose que Wolfgang Windgassen ou Peter Schreier, deux autres légendes, n'ont pas su faire).

    A Heidelberg, le 17 septembre 1966, il a été victime d'un accident stupide : une chute mortelle dans l'escalier du chalet d'un ami. Fritz Wunderlich a été considéré comme un phénomène unique, et reste profondément regretté. Comme Mozart, dont il était l’interprète idéal, il est mort peu avant son 36ème anniversaire. Mais malgré sa mort prématurée, il a laissé une discographie très volumineuse, qui témoigne autant de son art que de l’évolution de son registre. (Source : Wikipedia)

     

    A comme Accident

    Fritz Wunderlich

     

    Dans le document suivant, Wunderlich chante deux versions de l’air immensément populaire « Dein ist mein ganzes Herz » de l’opérette « Das Land des Lächelns » (Le pays du sourire) de Franz Lehar, en terminant la seconde version avec un do aigu ! Bravo Fritz !

    Deux cas cependant sont particulièrement tragiques, puisque il s’agit de deux artistes à l’avenir promettant, dont la disparition brutale est, par ailleurs, à l’origine d’une seconde carrière brisée :

     

    Le pianiste français Jean Casadesus (1927-1972) est né dans une famille particulièrement musicienne, puisqu’il est le fils du couple renommé de pianistes Gaby et Robert Casadesus. Après des études au Conservatoire de Paris, il est parti aux Etats-Unis pour parfaire sa formation à l’Université de Princetown. Dans les années cinquante, il a enregistré avec ses parents le « Concerto pour trois claviers » de Bach, sous la direction de Dimitri Mitropoulos et en 1962, toujours avec ses parents, le « Concerto en fa majeur pour trois pianos », KV242 de W. A. Mozart, avec le Philadelphia Orchestra sous la direction d’Eugène Ormandy. Trois ans plus tard, au Lincoln Center de New-York, il a crée, avec son père et sa mère, le « Triple concerto »  de Robert Casadesus. Jean a alors débuté une grande carrière de concertiste, et la famille est devenu de l’autre côté de l’Atlantique « The first family of the piano ».

    Mais au début de l’année 1972, au Canada, Jean a perdu la vie dans un tragique accident de voiture. Le drame de sa disparition a également brisé la carrière de Robert Casadesus, son père, qui a annulé tous les concerts et qui est décédé huit mois plus tard. (Source : Classica 1998).

    A comme Accident

    Jean Casadesus avec son père Robert

     

    György Cziffra Jr. a vu le jour en 1942 à Budapest, alors que son père, le pianiste György Cziffra, faisait son service dans l’armée hongroise. Après la guerre, son père, opposant fervent au régime communiste hongrois, a été fait prisonnier politique de 1950 à 1953 et soumis aux travaux forcés. Cet emprisonnement, il a du le partager avec son épouse et son fils, alors âgé  de 8 ans, et qui a failli mourir à cause des conditions de détention inhumaines. En 1956, toute la famille a fui la Hongrie et s’est installé à Vienne d’abord, ensuite en France.

    Comme son père, György junior était un brillant pianiste, mais il préférait se tourner vers la direction d’orchestre et ensemble, ils faisaient de fréquentes apparitions lors de concerts.

    Selon la version officielle, en 1981, György junior a trouvé la mort dans un accident de voiture, peu de temps après avoir fait son premier enregistrement.

    D’autres sources révèlent pourtant qu’il aurait trouvé la mort dans son appartement en feu, et qu’une lettre trouvée dans les décombres attesterait même de son suicide.

    Toujours est-il que la perte de son fils est à l'origine du retrait presque total de la vie publique de Cziffra Sr, qui a refusé par la suite de travailler avec un orchestre et qui a quitté la scène en 1988. (Source : Classic CD 1994 et Wikipedia)

    A comme Accident

    György Cziffra père et fils

     

    Mais quittons ici le monde des artistes et tournons nous vers les auditeurs et spectateurs dans la salle, que certains ont quitté avec la frayeur de leur vie, alors que d’autres ont hélas payé cher, très cher même leur passion pour la musique ou l’opéra :

    Un accident improbable - et imprévisible - s’est produit à l’Opéra de Bordeaux, du jamais-vu de mémoire d'archives. Samedi soir le 30 mars 2013, lors de l'entrée du public au concert donné au Grand-Théâtre, un récital de piano et violon, une dame âgée de 82 ans a chuté du second balcon, avant de s'écraser sur les fauteuils, heureusement encore inoccupés, de la première galerie.

    Selon les premiers témoins, il semblerait que la dame malvoyante, pourtant accompagnée, ait basculé en arrière, à la suite d'un déséquilibre, après avoir malencontreusement trébuché. Les services de sécurité de l'Opéra sont intervenus immédiatement sur le lieu de l'accident et ont appelé les pompiers. En même temps, le médecin de garde du Grand-Théâtre et un confrère médecin urgentiste, présents dans la salle, ont pris en charge la victime. Compte tenu de la gravité de son état, elle a été transportée aux urgences du CHU de Bordeaux.

    Dans le même théâtre également, il y a ceci une vingtaine d’années en arrière, un visiteur avait été sérieusement blessé lors de la chute d’un élément du lustre principal. (Source : sudouest.fr/2012/04/03)

    Cet évènement n’est pas sans rappeler le terrible accident qui s’est produit le 20 mai 1896 à l’Opéra de Paris (Palais Garnier) pendant la représentation du « Faust » de Gounod, quand la rupture d’un contrepoids a entraîné la chute sur le  public du grand lustre, une immense création de cristal et de lumière d’un poids avoisinant les sept à huit tonnes. De nombreuses personnes ont été blessées et une femme, une concierge passionné d’opéra, a même trouvé la mort. On a prétendu plus tard que cette pauvre femme avait occupé le siège numéro 13! Légende ou vérité ? Quoi qu’il en soit, cet événement exceptionnel a inspiré Gaston Leroux pour un épisode du « Fantôme de l'Opéra », publié en 1910. On le retrouve aussi dans le Ballet du même nom de Marcel Landowski, créé avec une chorégraphie de Roland Petit. (Source : Wikipedia)

    Un accident similaire, qui s’est produit un siècle plus tôt en Grande-Bretagne, n’a heureusement fait aucune victime – et nous lui devons même le surnom d’une oeuvre :

    La première audition de la symphonie N° 102 en si bémol majeur de Joseph Haydn, composée en 1795 lors de son second voyage à Londres, a eu lieu à Londres le 2 février 1795. La création de cette oeuvre n’était pas seulement digne d’intérêt parce qu’il s’agissait d’une autre grande symphonie de Haydn, adulé alors par l’audience britannique, mais également parce qu’il s’est produit un accident mémorable. Alors que les spectateurs du premier rang s’étaient levés de leur siège pour voir de plus près le composteur et chef d’orchestre, un chandelier est tombé du plafond sur les places laissées vides. Par miracle, aucun spectateur n’a été blessé. Toutefois, les commentateurs successifs ont attribué cet incident à la première de la symphonie N° 96, qui dès lors en a gagné le surnom de « Miracle ».  (Source : classicfm.com/composers/haydn/pictures/haydn-facts + Wikipedia)

    Et pour terminer ce billet en beauté, citons encore le cas de Florence Foster Jenkins, la soprano la plus déjantée de tous les temps, pour laquelle un accident s’est avéré tellement bénéfique qu’elle a même récompensé le fautif :

     

    La soprano américaine Florence Foster Jenkins (1868-1944) a commencé sa vie tumultueuse en s’enfuyant à Philadelphie avec un médecin, qui est devenu son mari, pour poursuivre ses études musicales que son père richissime, refusait de lui payer. À la mort de son père, elle a hérité d'une fortune qui lui a permis d'entamer la carrière de chanteuse, que ses parents et son ex-mari avaient découragée.

    Jenkins n’avait aucun sens de la justesse et du rythme et était à peine capable de tenir une note. Néanmoins, elle est devenue très rapidement populaire grâce à son talent peu académique. Son audience l'adorait, plus pour l'amusement qu'elle procurait que pour sa compétence musicale. Les critiques la décrivaient souvent en des termes équivoques, qui ont certainement aidé à attiser la curiosité du public.

    Lors d'un accident à bord d'un taxi en 1943, elle a découvert qu'elle pouvait chanter un « Fa encore plus haut qu'avant ! ». Au lieu de poursuivre la compagnie de taxis, elle envoya une boîte de cigares au conducteur.

    À 76 ans, elle a finalement cédé à la demande de son public et s’est produisit au Carnegie Hall le 25 octobre 1944. Le récital était tant attendu que les billets pour l'événement ont été vendus des semaines à l'avance. Elle est décédée 5 jours plus tard, d'une crise cardiaque. (Source : cahiersmusiqueclassique.blog.ca - Wikipedia)

     

    A comme Accident

    Florence Foster-Jenkins

    Voici l’impitoyable Florence Foster Jenkins en train de massacrer Mozart. J’espère qu’elle vous amusera autant qu’elle a amusé le New York huppé de l’époque.

     

    Un dernier mot pourtant, concernant l’importance qu’occupe la musique dans les statistiques sur les accidents :

    Des tests avec un simulateur de conduite ont prouvés que la musique pop à volume moyen améliore légèrement le temps de réaction, par contre, il incite à conduire plus vite, ce qui réduit de nouveau la sécurité. Les conducteurs de voiture qui écoutent de la musique classique réagissent plus lentement, mais conduisent aussi plus lentement. Dans des situations de conduite critiques, les conducteurs qui écoutent de la musique provoquent 15% d’accidents simulés de plus que ceux qui préfèrent le silence. Et plus que la musique est forte, plus elle est préjudiciable. (Source : Focus 32/98; Psychologie de la musique)

    Bonne route alors – et à bientôt.

     


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  • Commentaires

    1
    hamdibey
    Vendredi 10 Mai 2013 à 11:25

    Bonjour Kilian, Article très intéressant. Combien de gens meurent dant les acidents, est-ce le hasard ou le destin..? Mais alors si la force qui a provoqué ces événements n'est ni le Destin ni le Hasard, quelle est-elle?

    Ali Riahi chanteur compositeur Tunisien Artiste raffinée et exigent, il succombe le 27 mars 1970 à une crise cardiaqur sur la scène du théâtre municipal de Tunis, ce qu'il avait d'ailleurs souhaité lors d'une interview à la Radio quelque jours auparavant... A bientôt.

    2
    hamdibey
    Dimanche 12 Mai 2013 à 17:08

    Bonjour cher Kilian,  Je tenais tout d'abord, à te mercier de ta visite, et du lien que tu m'as laissé, j'ai adoré, et je me suis même perdu dans ce vaste circuit  d'art et de musique à travers le monde.

    Avec ma cordiale sympathie,

    3
    Jeudi 23 Mai 2013 à 11:32

    Bonjour et merci de ton passage sur mon blog, c'est très gentil de ta part

    Bien amicalement

    @lain

    4
    Samedi 22 Juin 2013 à 22:53

    Merci de tout coeur, hamdibey et alain, de votre passage sur mon blog et vos gentils commentaires. Cela me fait très plaisir.

    En ce qui concerne le décès d'Ali Riahi sur scène: quelle plus belle mort que celle d'être foudroyé pendant qu'on fait ce qu'on aime le mieux? N'est-tu pas de cet avis, mon cher hamdibey?

    5
    Recabe
    Mercredi 28 Août 2013 à 14:41

    Interessant votre blog.merci. Voir sous ordiecole.com la mort accidentelle du merveilleux pianiste suisse Harry  Datyner ( accident de voiture ) Il fut egalement un grand pedagogue

    6
    Samedi 7 Septembre 2013 à 23:01

    Merci infiniment,

    recabe,

    pour cette information. Je me fais evidemment un devoir de rajouter Harry Datyner à mon billet "A comme Accident". Quel dommage seulement que si peu d'informations figurent sur internet - et pas la moindre photo!

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